05.10.2007
les experts

Le lieutenant Maroilles et ses adjoints, le petit Bruno, Josy la Rouquine et Zorba-Zorba (dit le grec) emmenèrent leurs valises scientifiques et se rendirent sur les lieux du crime, avec la tranquille assurance de ceux qui possèdent leur métier sur le bout des ongles incarnés.
Bon, c’est vrai qu’ils arrivèrent un peu à la bourre sur place vu que Josy la Rouquine, transfuge des services secrets de la mairie de Cuincy et qui avait reçu l’appel téléphonique du commissaire, avait oublié de demander si le meurtre avait eu lieu au Formule 1 de la zone industrielle-sud ou à celui situé près de la gare. Mais vu de Cuincy, c’est kif-kif, expliqua-t-elle à Zorba-Zorba qui se moquait gentiment d’elle, comme à l’habitude.
A l’arrivée de la Clio vert métal toutes options des Experts, les flics de base s’écartèrent sur leur passage, admiratifs de cette brillante équipe qui avait permis par le passé de dénouer tant de ténébreuses affaires.
Un rien suffisant, le regard dissimulé derrières des lunettes de soleil, le lieutenant Maroilles et son équipe se firent guider jusqu’à la scène de crime, chambre 213 où ils furent accueillis par le commandant Simone.
Le lieutenant Maroilles demanda plus de lumière, avant de s’apercevoir qu’il portait toujours ses lunettes de soleil, et les déchaussa, sans un regard pour le commandant Simone un peu narquois.
Il examina le cadavre..
Un homme blond de petite taille, d’une trentaine d’année, allongé nu sur le dos dans la largeur du lit double de la chambre 213. Pas de trace de sang, pas de trace de lutte, mais une expression curieuse et bienheureuse sur le visage.
Evidemment, son œil d’expert remarqua immédiatement le sexe en érection du cadavre.
L’équipe se mit au travail, sans un mot, chacun connaissant très précisément ses attributions.
Josy la Rouquine, adjointe du médecin légiste, s’occupa du cadavre pendant que Zorba-Zorba entreprit de relever des indices avec sa pince à épiler sur les murs et le plafond, et que le petit
Bruno, stagiaire, s’occupa d’explorer le sol et la literie.
Il suivit à quatre pattes des traces de boue dont il préleva quelques échantillons placés avec précaution dans des fioles. De trace en trace, il arriva aux pieds du commandant Simone chaussé de bottes boueuses, car il était à la pêche lorsqu’il fut appelé pour mener l’enquête.
Simone, désappointé, secoua la tête, et le petit Bruno comprit pourquoi il était toujours stagiaire depuis 3 ans.
Avec sa pince à épiler, Zorba-Zorba proposa à Josy la Rouquine de lui faire le maillot, puis, plus sérieusement, entreprit de relever avec beaucoup de soin des trucs tellement petits que je ne sais même pas ce que c’est pour le moment.
La Rouquine mesurait le cadavre sous toutes les coutures, et elle s’attarda sur le sexe en érection, visiblement ennuyée pour en fixer la taille : « 22 cm, 21, 20, 19…. » avant de comprendre qu’il était en pleine débandade. Vexée à mort par l’effet qu’elle produisit sur le cadavre ainsi que par Zorba-Zorba qui mit en doute ses capacités de séduction, elle décida d’inscrire 12,5 cm sur sa fiche.
Le lieutenant Maroilles avait dégainé son dictaphone et entreprit de décrire avec minutie la scène de crime :
Un homme blanc, d’environ 32 ans et 6 mois, nu et allongé sur le dos, le sexe en érection, sans doute de nationalité belge puisqu’il dort dans la largeur du lit et qu’il y a une canette de bière belge sur la table de chevet, probablement mort des suites d’un chevauchement par une partenaire compte tenu de l’expression halluciné de son visage et de l’absence de trace de coups, la mort remonte à plus de deux heures, car depuis il y a eu un match de foot et la télé est encore tiède…
Le commandant Simone acquiesça admiratif, avant de faire remarquer une tâche au plafond, juste au dessus du lit…
Le petit Bruno monta sur le lit et prit Josy la Rouquine sur ses épaules, qui toucha la tâche blanchâtre du bout de l’index avant de le porter à la bouche, de goûter par petit mouvement des lèvres, d’estimer, et de donner enfin son verdict : « il s’agit bien de sperme, je suis formelle, j’ai le même à la maison ».
Oh, oh ! fit le commandant Simone à l’intention du lieutenant Maroilles, il semblerait qu’il n’y ait pas eu chevauchement…du moins jusqu’au feu d’artifice final !
Maroilles dédaigna la remarque, et demanda à ses hommes s’ils en avaient terminé.
L’équipe acquiesça, et Zorba-Zorba, occupé à reboucher ses fioles, ajouta qu’il n’allait pas être facile d’identifier la victime.
Le commandant Simone désigna le placard, vierge de toute investigation, ouvrit la porte et un uniforme de marin ainsi qu’une valise à roulettes furent également emmenés par l’équipe du lieutenant Maroilles vers le labo…
Arrivés au labo high-tech, l’équipe fit l’inventaire des indices :
3 poils de pubis blond (plus un roux attribué à Josy), un lapin mort, deux paires de chaussettes dépareillées (non, finalement c’est le stagiaire qui les avait mal assemblées), un uniforme de marin complet taille 38, un tampon imbibé de sperme (qui devrait permettre rapidement de confirmer que la victime était bien un homme), une paire de draps sales, un peu de jaune d’œuf collé à un morceau de papier peint, 28 fioles avec des fibres textiles de toutes les couleurs (les même couleurs que la couverture et la moquette), une canette de bière vide avec des traces de rouge à lèvres, un bout de papier sur lequel était griffonné : « chambre 213, pourquoi chambre 213 ? Argh ! » et un autre où il était précisé « penser à changer les piles du dictaphone » que Maroilles retira de l’inventaire discrètement, un ongle de gros orteil jauni, une tringle à rideau portant l’inscription Formule 1, un stylo bleu offert par le Crédit Agricole, une clé anglaise, 3 euros, deux photos de la victime de dos, une mouche décédée de mort violente, et…l’adresse d’un bar, « le Shanghai », place de l’Eglise à Valenciennes.
93-93 (ex-père)
Bon, qui c’est qui prend la suite ? Parce que moi, je n’ai jamais vu un épisode des Experts en entier….
10:15 Publié dans Observatoire des séries | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note



Commentaires
Très bien rendue l'ambiance de ce genre de téléfilm, où de soit disant experts aux caractères grossièrement assénés parviennent à résoudre une Ô combien énigmatique énigme à coups de déductions simplistes basées sur des indices improbables... Je me suis bien amusée !
Ecrit par : mélimélo | 08.10.2007
Les Experts Valenciennes
PORTRAIT 1 - Bruno...
Tandis que Bruno s’éloignait, les épaules légèrement rentrées, enveloppées dans un manteau trop long pour lui et trop léger pour la saison, Josy le suivait du regard.
« Hé, Nono, l’interpella-t-elle, je viens de marcher dans une flaque, tu ne veux pas venir prendre l’empreinte ! ».
Bruno ne prit pas la peine de se retourner. Il ne fit pas l’effort non plus de trouver une répartie cinglante ; son intelligence, plutôt lente, ne le lui permettait pas. « Marrez-vous, pensa-t-il, j’ai peut-être suivi les empreintes du commissaire…mais lui, avec ses groles pleines de boue, il a salopé la scène de crime ! ».
Ruminant toujours sa frustration, Bruno ouvrit la porte passager de la plus petite voiture de la flotte et posa son train arrière sur le siège. Quand Zorba-Zorba s’installa à coté de lui, derrière le volant, il poussa un soupir ; soupir rituel qui voulait dire : « il est temps que je m’épanche, que je m’apitoie, il est temps que tu compatisses ».
- Il a bousillé la scène de crime.
- Je sais…
- Et il me déteste…et tout le monde trouve ça normal que je me fasse rudoyer alors que c’est lui le gros con incompétent !
- Je sais…
- Tu pourrais quand même essayer de te mettre à ma place…
- J’essaie.
- On n’est peut-être valenciennois, on en est pas moins expert.
Ce faisant, il pensa au chemin parcouru, depuis l’Académie de Police, à ce pourquoi il était devenu lui aussi, expert, stagiaire et valenciennois, mais expert tout de même.
Comme certains individus souhaitent devenir médecins en regardant Urgences. Lui avait souhaité devenir Expert en regardant la série du même nom, et lorsqu’il comparait son quotidien avec le modèle, il se sentait tomber dans un abîme de tourments.
Las Vegas tout d’abord. Pas besoin d’explications supplémentaires. Las Vegas, Valenciennes, Valenciennes, Las Vegas…quoi de pire ! Tourcoing, peut-être…
Les locaux du FBI, hi-tech jusqu’au bout des ongles, tout en ombres et lumières, suintaient la « studiosité » et l’excellence ; ceux de la crim’ de Valenciennes, éclairés sans subtilité par une dizaine de rangées de néons blancs, dont certaines clignotaient-crépitant, dans un léger tintamarre de verre, comme lorsque l’on entrechoque une flûte à champagne avec l’ongle de l’index, vous faisaient le teint cadavérique et vous bousillaient la rétine.
Les experts amerloques eux-mêmes avaient les traits tirés de ceux qui sont éternellement sur la brèche et leur vie sociale était inexistante.
A Valenciennes, Zorba-Zorba et Josy avaient deux sommeils impeccables, réglés comme deux montres suisses. Zorba-Zorba lui-même dormait n’importe où, au bureau également. Bruno l’avait même vu s’endormir en plein match et en plein virage du stade Bollaert, alors même que Yoann Lachor s’envolait sur son aile, tel un trublion dadaïste, et que le stade entrait en ébullition, juste avant de se désespérer lorsque le centre du latéral s’envola dans les nuages et traversa toute la défense comme une version imagée et muette du Pont de Tancarville.
Lui-même, il passait ses journées à décrocher son téléphone, ou à le laisser sonner (serrant le mobile entre ses jambes afin que personne ne remarque la sonnerie – « My Generation » des Who) pour atteindre ou contenir le quota qu’il avait lui-même fixé ; dix appels de sa mère dans une seule journée, c’était largement suffisant.
Et quand il décrochait, la voix suraiguë de sa mère résonnait dans son oreille pour lui demander s’il avait correctement manger (matin, midi et soir), s’il comptait passer les voir ce week-end, si sa titularisation n’allait pas tarder, s’il s’était enfin trouver une petite amie bonne à engrosser, s’il ne buvait pas trop quand il sortait le soir, s’il s’était enfin décidé à s’acheter un vrai manteau d’hiver, chaud et imperméable.
Quand ils arrivèrent devant les locaux de la crim’, la voiture de Josy et du lieutenant se gara auprès d’eux. Josy descendit prestement du véhicule, un petit ustensile semblable à un blaireau à rasage dans la main droite.
Sans se départir de son air sérieux, elle commença à épousseter la portière coté passager en criant (afin que Bruno l’entende à l’intérieur de l’habitacle malgré l’épaisseur de sa fenêtre) : « on n’est jamais trop prudents, Nono ».
Bruno fit mine de rigoler.
- Elle couche avec le commissaire, tu sais, dit-il à l’adresse de Zorba-Zorba.
- Je sais…
Comme le commissaire remontait justement vers l’entrée, Bruno constata avec surprise qu’il ne portait plus les mêmes chaussures.
Zorba-Zorba et tous les autres décampèrent.
Il resta seul un moment dans la voiture, puis mit en marche l’auto-radio. Quand les premières notes du « Senorita » de Cristophe beuglèrent dans la Renault, Bruno comprit que ses rêves d’Amérique n’étaient que chimère.
Ecrit par : télétubs | 08.10.2007
Les Experts Valenciennes : Lundi matin, lendemain du crime.
Cela faisait maintenant 2 heures que le Lieutenant Maroilles s’entretenait avec un type d’une cinquantaine d’année, grisonnant, dans son bureau vitré situé au centre du labo high-tech des Experts Valenciennes.
- La tête de ce type me dit quelque chose ….déclara Josy la Rouquine qui observait discrètement l’entretien par-dessus son écran d’ordinateur tout en buvant un café crème… il est plutôt bel homme, non ?
- Oh, moi, tu sais, Josy, la tête d’un homme, ça ne me dit rien, répondit Zorba-Zorba, les yeux braqués sur les petites fesses de Bruno le stagiaire, penché sur son microscope et occupé à comparer les fibres de la couverture de la chambre 213 du Formule 1 avec celle de la chambre 24 du Novotel, pour voir si la différence de prix de la nuitée était justifiée.
Nono sentit le regard de Zorba-Zorba posé sur son postérieur, se retourna, lui sourit amoureusement, et déclara à l’intention de Josy : « moi, ce type, je crois savoir qui c’est… »
- Z’y va, Nono, dis-nous ce que tu sais ! Enchaîna la Rouquine
- Oh, je ne sais rien, ajouta Nono, tout en battant de ses longs cils en direction de Zorba-Zorba, j’ai juste utilisé mon intelligence hypothético-déductive, et j’en suis arrivé à la conclusion suivante :
D’abord le lapin mort : À l'origine, les marins embarquaient des lapins pour les manger et lutter contre le scorbut. Ils s'échappaient des clapiers et rongeaient le bois du bateau, causant ainsi de nombreux naufrages. Depuis, l'animal est proscrit des bateaux. Notre type est bien un marin superstitieux qui se promène avec un lapin mort pour conjurer le sort.
L’uniforme, ensuite.
Il confirme que nous avons bien à faire à un marin puisqu’il est à sa taille, mais il s’agit de l’uniforme d’un « marine » américain ! D’ailleurs, la Budweiser n’est pas une bière belge, mais américaine, soit dit en passant, frima un tantinet Nono devant le regard admiratif de Zorba-Zorba…
Et puis le bar le Shanghai de Valenciennes est tenu par un ancien Marine d’origine chinoise qui a échoué là après avoir confondu Valenciennes et Valencia, j’ai vérifié.
- Pas mal, dit la Rouquine…Mais quel rapport avec l’interlocuteur du lieutenant Maroilles ? Hum ?
- M’enfin, Josy, un marine américain… un meurtre…ça ne te rappelle rien ? Et ce type de 50 ans aux tempes argentées, bel homme… C’est Gibbs ! Le type de NCIS !
Josy broya le gobelet de son café crème dans sa main droite, tout en braquant son regard vers le bureau du lieutenant, dans lequel Gibbs s’était levé et secouait le lieutenant Maroilles à 20 cm du sol, tout en le traitant de « stupid ! ».
Gibbs sortit du bureau, même pas décoiffé, s’arrêta un instant face à Josy qui s’était placée dans le passage, le tee-shirt blanc maculé de café crème sur toute la partie droite. Il se dit que, vraiment, c’était pas gagné avec cette équipe de bras cassé, s’adressa à Josy en anglais avant de s’apercevoir qu’elle n’y comprenait rien, l’écarta doucement d’un revers de main et la laissa pantelante, à genoux et ahurie, sur le côté.
Il dévisagea Zorba-Zorba, de son regard soutenu il se fit une idée de l’homme, puis se dirigea vers Bruno le stagiaire auquel il remis sa carte de visite en lui demandant de l’appeler au cas où, par le plus grand des hasard, les Experts Valenciennes trouveraient accidentellement un début de commencement de piste.
Puis il quitta le labo high-tech sans même un regard pour Josy, prostrée, et qui murmurait Gibbs…Gibbs…Gibbs…mon héros…du bout des lèvres.
Le lieutenant Maroilles rejoignit son équipe de choc tout en réajustant ses vêtements malmenés par Gibbs, attendit que ce dernier ait franchi la porte pour lancer à son intention et un peu fanfaron :
- Et bon débarras ! Non mais, pour qui qu’il se prend, celui-là, ‘vais le mater, moi !
Puis, à l’intention de son équipe :
- Il ne vous rappelle pas quelqu’un, ce type ? Il ressemble à ce mec de la série tv, là… mais si, vous savez bien… Derrick ! C’est ça ! D’ailleurs j’ai rien compris à ce qu’il me disait, je ne parle pas l’Allemand.
Nono regardait la carte de visite de Gibbs dans le creux de sa main, et il se dit que finalement, ses rêves d’Amérique n’était peut être pas si chimériques que cela, tout en fredonnant intérieurement l’hymne américain version Hendrix à Woodstock remasterisé par DJ Abdel.
Ah ! NCIS…C’est quand même autre chose que les Experts Valenciennes, se dit-il alors que Jimmy lâchaient leurs bombes des B52 sur les rizières du Vietnam…
93-93 (bon, là, je suis à fond au niveau de mes connaissances en séries policière...)
Ecrit par : 93-93 | 08.10.2007
Les Experts Valenciennes : lundi, 16h03 heure de Paris… quelle heure ami ami ?
Nono détacha enfin son œil encore rivé au microscope. Il n’arrivait toujours pas à déterminer lequel du Novotel ou du Formule 1 arnaquait le plus le client et, épuisé par l’intensive réflexion qui l’occupait depuis des heures, il décida finalement de laisser tomber... Tant pis pour l’argent de poche que lui procurait ses petites enquêtes parallèles pour « cinquante balais et toujours consommateurs » !
Quelque peu mélancolique, il parcourut d’un lent regard circulaire le labo et ses occupants.
Un joli cercle noir lui dessinait à présent un cocard régulier qui semblait clignoter au rythme des battements de sa paupière droite.
Josy pouffa derrière son écran en planquant son marqueur indélébile dans les profondeurs de son soutien-gorge renforcé à armature. Pas de danger qu’il soit découvert ! Aucun de ses collègues ne s’y risquerait.
Sur son ordinateur, le tableau de données anthropométriques attendait d’être complété, partiellement recouvert par la vidéo du dernier spectacle de patinage artistique qui tournait en boucle, sur la glace. C’était le rêve déçu de la jeune femme, handicapée depuis sa plus tendre enfance par le froid qui déclenchait inévitablement chez elle un réflexe incontrôlable de la vessie…
A l’idée de l’hiver tout proche, Josy perdit sa bonne humeur et son sourire. Ses yeux feu vert s’éteignirent.
Près de la paillasse encombrée par les nombreux indices trouvés sur le lieu du crime, Zobi-Zorba ronflait tranquillement, avachi sur le vieux fauteuil à bascule rembourré qui l’accompagnait depuis le premier jour de son intégration à l’équipe, 3 ans auparavant, et emmitouflé dans un plaid écossais façon Sherlock Holmes sur ses vieux jours.
Il ne se réveillerait de toute façon pas avant 16h30, même si d’aventure, le commissaire en personne entrait dans le labo. D’ailleurs, si le cas improbable se présentait, seule la truffe du grand chef passerait le pas de la porte et son regard allumé ne se porterait que sur la rouquine qui se précipiterait aussitôt au premier grognement de la « bête » qui ne faisait pas que sommeiller en lui. Mais en général, il était plutôt du soir… ou alors très tôt le matin, comme pour la pêche.
Un peu plus loin, le lieutenant Maroilles qui ne faisait plus le mariole depuis qu’une vilaine douleur, suite à l’intervention musclée du héros américain sur sa personne, lui vrillait la nuque, raidissant encore davantage son maintien pourtant déjà coincé au naturel, le lieutenant Maroilles donc, pensait… ou du moins son silence le laissait supposer, avec sur son visage, un air de mépris accentué par la souffrance.
Soudain, le tic tac irrégulier de son stylo stylé griffé de chez « machin » ponctua nerveusement le silence lorsqu’il en enfonça le poussoir machinalement et à plusieurs reprises.
Surpris, Nono sursauta et se retourna brutalement vers le lieutenant en renversant le microscope qui rata de peu son gros orteil en chutant.
Josy gloussa à nouveau à sa vue.
Zobi-Zorba n’ouvrit pas l’œil. Il n’était que 16h29.
Et le marasme s’abattit à nouveau sur l’équipe comme le brouillard sur la ville qui n’avait pas les moyens de s’offrir un vrai smog américain.
Mélimélo (et voilà... un épisode qui ne coûte pas cher à la production !)
Ecrit par : mélimélo | 09.10.2007
93-93, bravo pour tes talents de scénariste. Tu vas bientôt pouvoir écrire pour la télé et battre les amerloques à plate couture.
Le rouge au front et tremblant à l'avance, je me permets de te faire remarquer que "tache" ne prend pas d'accent circonflexe. Ce petit accent que tout le monde met, ou presque change complètement le sens du mot et je ne peux pas dire à quel point je suis déçue de voir ce truc sous ta plume-clavier.
Ecrit par : Fleur d'hiver | 09.10.2007
Bon, si c'est tout ce que tu as trouvé comme faute, crise en thème, c'est pas très grave...et ça ne casse pas quatre pâtes à un canard.
Ben oui, faudrait prendre le temps de se relire, c'est sûr. J’y tâcherai...
93-93, au coin-coin les mains sur la tête avec un beau nez d'âne
Ecrit par : 93-93 | 09.10.2007
Impossible de mettre la suite en commentaires, alors j'ai fait une note. Avec la date, ça ne change guère grand chose...
ça bug ce matin, non ?
Ecrit par : Télétubs | 09.10.2007
Ce n'est pas gentil de me traiter de fleur de cimetière.
Je t'ai signalé cette faute car, même si elle ne casse pas quatre pâtes (panzani) à un canard boiteux ou enchaîné, comme on veut, elle devient tellement fréquente, que ça m'inquiète (enfin, un peu). Imagine-t-on le pêcheur de Victor Hugo déclarer "moi je boirai de l'eau, je ferai double tache" ? Déjà que pêcheur c'est salissant comme boulot.
En plus, en cette période où tant d'entreprises licencient, il est désolant de lire "Arsilomo enlève toutes les tâches".
Sans rancune, j'espère.
Ecrit par : Fleur d'hiver | 09.10.2007
Moi ? Rancunier ?
Quelle idée !
C’est faux, archi-faux !
Je m’en souviendrais, fleur d’hiver…
93-93 (crise en t’aime, ça te va ?)
Ecrit par : 93-93 | 09.10.2007
Bon, ce soir je vais regarder un épisode des experts, histoire de savoir de quoi ça parle, au juste.
mais surtout, ne vous privez pas de continuer, je ne suis pas sûr du tout de tenir jusqu'à la fin de l'épisode, et j'ai un programme chargé les jours prochains.
93-93
(expert en contrefaçon et en dilemmatologie)
Ecrit par : 93-93 | 09.10.2007
Crise en t'aime, ça fait toujours fleur de cimetière. Je sais, c'est bientôt la Toussaint et on va voir fleurir ces abominations échevelées un peu partout.
J'ai honte de t'avoir signalé la faute, ça fait pédant, je m'en rends compte maintenant.
Ecrit par : Fleur d'hiver | 10.10.2007
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