12.11.2007
Atelier photo
Vous avez certainement chez vous une photo (de vous, de paysages, d'amis, d'objets, d'inconnus, etc...) que vous aimez plus qu'une autre.
Scannez la et dites pourquoi vous l'aimez tant?
Rackham.
Comment aller se faire voir chez les grecques.
Vers 2h du matin, elle m’avait rejoint sur le rivage de l’île de Corfou.
Elle était venue, presque nue, à notre rendez vous sur la plage au sable encore tiède d’une fin de journée d’été du littoral grec.
Dorée comme un prince de Lu, la chevelure ondulante jusqu’aux épaules et brune autant que faire se peut, elle portait un mini-short beige qui laissait entrevoir la base de ses fesses et son boléro échancré contenait difficilement une poitrine généreuse et libre de tout mouvement.
Elle devait avoir 18 ans, et moi quelques années de plus.
Nous nous étions rencontré l’avant-veille, dans une de ces discothèques à ciel ouvert qui déversait les décibels et le whisky à gogo, où nous avions dansé dans la moiteur envoûtante des corps qui se trémoussent jusqu’à l’harassement.
Puis nous avions flâné le lendemain à l’abri des regards sur les chemins escarpés qui surplombent la mer d’azur. Elle avait immortalisé ce moment de quelques photos prises à la terrasse d’un café, avant de laisser l’appareil se nicher parfaitement au creux de ses seins.
Cette nuit là, la presque pleine lune reflétait son sourire d’une blancheur éclatante, et ses lèvres prononcèrent quelques mots dont le sens ne me parvint qu’à travers son sourire et ses yeux étincelants.
Elle se lova dans mes bras, je l’entraînais doucement sur le sable sans désunir nos lèvres, avant de caresser son corps brunâtre enchevêtré dans la blondeur du mien.
Et là, la blancheur d’un petit poulpe échoué sur la plage attira mon attention et je m’en emparais avant de le glisser dans son short déboutonné.
Elle mit un moment avant de réaliser la présence de l’intrus, le temps que je me dise que vraiment, je ne peux pas, mais alors vraiment pas m’empêcher de faire des conneries.
Et de rejoindre ma tente, déconfit, penaud, pendant qu’elle s’enfuyait à toutes jambes et en vociférant.
Le lendemain, je participais à un match de foot qui opposait l’équipe locale à celle de Leucade, et je l’aperçus, seule, boudeuse, qui assistait au match, assise en tailleur à un angle du terrain.
Visiblement, elle m’en voulait encore d’avoir transformé un doux et romantique moment en pantalonnade, et d’ailleurs, je m’en voulais aussi.
Elle m’observait à la dérobée, comme si elle voulait savoir à quel olibrius elle avait eu à faire, mais lorsque je lui fis un petit signe de la main, elle détourna le regard en pointant son délicieux petit nez pointu vers le soleil.
Je pris le ferry en soirée, après avoir obtenu un dernier baiser et résisté d’extrême justesse à l’envie de lui glisser ma glace à la vanille dans son corsage.
Nous avions néanmoins échangé nos adresses deux jours auparavant, et quelques années plus tard elle m’enverra cette photo, sans commentaire.
Juste son prénom, Dana, et une recette de salade de calamars à la grec.
93-93, galopin intersidéral
Premiers pas
Il n'y a qu'un pas à faire
Mon enfant, mon amour.
Tu le feras sans moi
Et je guette, très fière,
Le miracle du jour
Où tu t'élanceras...
Avec tes petits pieds
De lutin malicieux,
Tu fouleras la terre
Jubilante et comblée,
Le rire au coin des yeux,
Tête haute, légère !
Devant tes premiers pas
S'ouvriront les possibles...
Un horizon entier !
Et tu découvriras
Le plaisir indicible,
A toi seule, d'avancer.
Lorsque tu seras prête,
Ma si douce, mon poussin,
A faire ce long voyage,
Mon coeur sera en fête !
Je lâcherai ta main
Sans l'ombre d'un nuage.
Oui j'attends en confiance
Cet instant merveilleux
Car je sais qu'il augure
D'autres joies, d'autres danses
Dans des bras amoureux
De ta flamme si pure.
Viendront bien assez tôt
En cortège stérile
Incertitudes et peurs,
Mais pour l'heure il fait beau
Et m'émeut ton babil
Vif et plein de douceur.
grommelimélante qui a bien du mal à paginer ce post comme elle le voudrait...
J’ai toujours aimé cette photo. Une photo en noir et blanc. Rien ne vaut le noir et blanc. Décembre 1957. C’est ma maman, à droite, qui marche avec ma tante. Je la trouve belle. 22 ans. Elle sourit à la vie. Très élégante. Il doit faire froid et la lumière décline en ce dimanche de décembre. Le manteau long, les gants, le parapluie, le vanity case, portés avec une classe toute simple. J’imagine le bruit de ses talons sur le bitume. Contrairement à ma tante, elle ne regarde pas l’objectif. Elle semble jouer avec le photographe. Son sourire illumine la photo. Au second plan, des femmes regardent la scène. Comme intriguées.
J’aime le mouvement qu’elle insuffle à la photo. Son pied un peu flou accentue cet effet de marche en avant. Je sens qu’elle est heureuse. Si j’avais été un homme à cette époque là, je me dis que j’aurais pu tomber amoureux de cette femme.
C’est l’époque dorée des mines de charbon. Elles sont à la fête de la Ste Barbe. On peut voir un manège. La ville, dépeuplée, grise et laide aujourd’hui, brille de ses mille feux. Les rues sont remplies de monde. Les mineurs festoient. Vont-elles boire un chocolat au café de la place, et rejoindre une bande de copains ?
Ma maman a perdu sa maman à l’âge de 5 ans. C’est la dernière enfant d’une famille de quatre. Son papa était facteur. Ils vivaient dans un mas cévenol sans eau courante, ni électricité. Un de ses frères décédera quelques temps plus tard à l’âge de 36 ans. Tout n’a pas toujours été ‘’rose’’.
Pourtant, quand ma maman descendait en ville, à la fête de la Ste Barbe, c’était une vraie star…
Je t’aime.
Rackham.
18:00 Publié dans photos | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note






Commentaires
Elle est toute belle ton idée!
Elle me rappelle l'atelier que tu avais lancé sur "que voyez vous de votre fenêtre"...
Ecrit par : doudourou | 12.11.2007
Alors, au boulot, Doudou!
Ecrit par : Rackham Le Rougeoyant | 12.11.2007
ben Rackam, celui qui a commencé, qui fait !
et puis j'ai pas de scan, bouh !!!!
Mais foin de fausse pleurnicherie, c une vraie bonne idée !
comme il est jamais trop tard, je participerai au feu atelier d'écriture " que voyez-vous de votre fenêtre"
Beabab taquine
Ecrit par : beabab | 12.11.2007
Béabab, tu peux tout aussi bien prendre une photo sur le oueb...Mais, c'est vrai que c'est moins intéressant.
Une photo personnelle, ça a plus de charme et une véritable histoire...
Ecrit par : Rackham Le Rougeoyant | 12.11.2007
Je sais Rackam, je te taquine .
En fait si j'ai des photos numériques mais pas mes préférés !
Ya pas ma mémé, dessus !
Ecrit par : beabab | 12.11.2007
Ta mémé est un paysage?
Belle idée...
ça me rappelle un texte de Cavanna où il décrivait son grand-pèrecomme un paysage de montagne...
Je l'avais eu au BAC de français!
Ecrit par : doudourou | 13.11.2007
Heu... ça me branche bien...
un photo que j'aurais aimé prendre,
http://www.betapolitique.fr/IMG/jpg/sarkozymartin.jpg
Je repasse avec des choses plus sérieuses...
Ecrit par : herbertlecanard | 13.11.2007
Elle est collector, cette photo!
Ecrit par : doudourou | 13.11.2007
Je veux bien, c'est une super idée, j'ai un scanner (Noël au scanner, Pâques au cimetière, comme disait l'insolent Desproges), mais COMMENT QU'ON FAIT POUR LA METTRE SUR LE SITE, LA PHOTO QU'ON A SCANNEE, HEIN ? COMMENT ?
Ecrit par : dryade | 13.11.2007
Dryade, tu vas dans l'admistrateur, dans nouvelle note, puis insérer une image et tu te laisses guider (on te demande de choisir dans tes doc, puis tu attends le chargement)... et ça marche, en principe... Ah oui, si tu veux que ta photo ne soit pas une ridicule vignette illisible, il faut cliquer sur le bon petit carré (pas sur vignette, quoi !)... bon, je ne sais pas si mon explication est très claire, alors, bon courage !
Ecrit par : mélimélo | 13.11.2007
Le plus simple est d'utiliser la fonction avec une petite icône représentant un paysage avec arbre entre l'icône "note de musique" et l'icône "trombonne".
Cliques dessus, puis sur "choisir le fichier".
Là tu parcoures ton ordi et tu trouves ta photo.
Dans "propriété d'affichage" tu choisis l'emplacement où tu veux mettre ta photo par rapport au texte.
Tu coches "créer une vignette" si tu veux réduire ta photo, ou tu décoche si tu veux l'afficher à la taille à laquelle tu l'as scanner (gare alors à ce qu'elle ne soit pas trop grande, et enregistre toujours ton image à 72dpi pour l'insérer qu'elle s'affiche bien sur inernet).
Puis cliques sur "Valider".
Là, tu auras une suite de chiffre et de lettre dans le corps de la note, mais pas de panique, ça donnera une image ensuite.
Ajoute un texte si tu veux (prend soin alors de cocher "respecter le saut de ligne" dans "format").
Quand c'est près, cliques sur "enregistrez", et voila!
Fastoche, non?
Tu as bien les codes pour entrer dans les coulisses du le blog?
Ecrit par : doudourou | 13.11.2007
Tout comme a dit doudourou ! C'est bien plus précis !
Ecrit par : mélimélo | 13.11.2007
Franchement, 93, quel diable t'a poussé ce soir là...
Je lisais, pantelante, émue, par cette merveilleuse histoire de sensualité, de soleil et d'huile d'olive, et vlan ! le poulpe ! Le blondinet, sur la photo, il n'a pas une tête à mettre des calamars dans le short des jolies dames.
Ecrit par : Fleur d'Hiver | 13.11.2007
A vous, maintenant!...
Ecrit par : Rackham Le Rougeoyant | 13.11.2007
ok alors je me dévoile !
je me scanne :
@@@@@@@@@@@@@
Ecrit par : cactus humourus closus | 13.11.2007
Petit diable, petit ange... c'est bon de parcourir la gamme humaine avec vous !
Et puis c'est un atelier riche de possibilités, Monsieur Cactus qui rentre dans ses coquilles : non, non, on n'est pas obligé de se mettre tout nu ! (en plus, ce n'est pas du tout de saison...)
Ecrit par : mélimélo | 13.11.2007
Superbe, nostalgique, tendre..... " c'était au temps ou le peuple rêvait.... J'ai devant moi presque la même photo, de ma femme avec une copine, avec à peu prés le même manteau, prise à la foire d'Albi en 1958, avec ce petit fond de brume et les manèges....
Bravo pour l'image et le texte.
Vous invite à une ballade dans les années 50 : www.tourfrance-201.fr
Ecrit par : maudub | 14.11.2007
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