30.11.2007

"Les promesses de l'ombre" et "La nuit nous appartient", maffia russe, tatouages et jolies pépés

Beaucoup de points communs entre ces deux films, et beaucoup de divergences, et beaucoup de lieux communs.

 

b96dc6c174fdea5698dabea6ccc8f403.jpg

 

« Les promesses de l’ombre » (Eastern Promises) est un film de David Cronenberg, vous savez l’auteur de « A history of violence », ce film où Viggo Mortensen était un brave homme qui s’occupait de sa famille et aussi d’un bar jusqu’à ce qu’il montre tout le coté absolument obscur qu’il a en lui, en devenant tueur en série – son frère étant compris dans la série. Faut dire que les circonstances l’ont obligé. Dommage pour Aragorn.

Cronenberg est fasciné par la violence et les liens familiaux – maffieux.

Dans « Les promesses de l’ombre », Viggo Mortensen, tout coupé en brosse, tiré à quatre épingles, et couvert de tatouages, incarne Nikolaï, le chauffeur et homme toutes mains,

211cbe16c025ce7334e24ad9503d935c.jpg

 au service d’une famille russe maffieuse, tout au moins, il sert de tuteur au fils, Kirill, une sorte de taré dégénéré – le genre Benoit Magimel dans « la fille coupée en deux » mais en crédible et avec toutes ses phalanges car il ne se ronge pas les ongles, juste il boit. Kirill est incarné d'une façon très honorable par Vincent Cassel

 

 

e9383768d95da788d1671a0a92166414.jpg

 Le père lui a des allures de pépé adorable, il s’appelle Semyon, mais en fait c’est le genre Parrain – il goûte la cuisine tout juste s’il la fait pas, il dorlote ses petits enfants comme un patriarche italien, et donne des fêtes pour plein de vieux russes dans son restaurant.

Un jour, Anne, qui est jouée par Naomi Watts que franchement Cronenberg a tout à fait réussi à rendre aussi peu glamour que possible

67bce4079cc98f030ce7857abb879d80.jpg

alors qu’on l’a connue d’une beauté sidérante

 

501aaac783fde1e3eb89da6d319ea9f1.jpg

f432f42f558c39a2c6f95a45db997d69.jpg

 

Anne donc, tente de sauver une jeune immigrée russe de 17 ans qui finalement meure en couches et laisse orpheline son bébé fille – que Anne va appeler Christine, pas glamour jusqu’au bout.

Elle laisse aussi son journal intime et comme Anne est justement d’une famille russe, elle va le faire traduire par son tonton et rencontrer Semyon et sa bande.

En plus, Anne se balade en moto, une vieille moto russe, et forcément, Nikolaï qui sait bien les réparer et est attiré par Anne, va essayer de l’aider sans qu’elle s’en doute et même qu’elle tombe sous son charme – enfin elle elle trouve qu’il en a, faut dire, elle l’a pas vu exécuter ses basses œuvres comme nous ni elle a vu ses tatouages qui font pas vraiment monsieur correct.

c809bf809a70eae2fc8873ebfb8b9e49.jpg

 

Nikolaï va peu à peu prendre le pouvoir, mais il va rester du coté obscur de la force, et même, il arrive tout nu dans un sauna à sauver sa peau contre deux tueurs armés, et habillés.

Ce qui donne lieu à une scène d’un extrême réalisme, très dérangeante.

La morale pour l’essentiel est sauve dans « les promesses de l’ombre », cependant, Nikolaï reste très ambivalent, et il n’y a aucun amour qui circule entre les personnages, si l’on excepte l’amour d’Anne pour la nouvelle née, qui lui fera mettre en péril sa vie et celle de sa famille.

6026862007f68bdabf5b1048b404ea51.jpg

« la nuit nous appartient » dont le titre en anglais est bien plus parlant : « we OWN the NIGH » et l’affiche originale bien meilleure

 

c828dd154e9290fff1dca2d7a9e0a491.jpg

est un film de James Gray, le réalisateur des deux merveilleux films que sont « The Yards » et surtout « Little Odessa » (dans lequel un tueur professionnel revient pour des raisons professionnelles justement, dans son quartier d’origine).

Comme Cronenberg, il fait jouer son acteur fétiche, Joaquin Phoenix, un brun ténébreux

6503818bcf511506ebbb6b04cc3c5b69.jpg

nettement plus sexy que Viggo personnellement je trouve, surtout que son personnage, Bobby, c’est la belle Amada qu’il aime, jouée par la latino Eva Mendes, formidable de sensualité et même de sentiments, hyper glamour

 

045a9faf81b4cd7669be1b0101be61a0.jpg

Comme dans « les promesses de l’ombre », Bobby a des relations compliquées avec sa famille d’adoption et réelle. Son père d’adoption est un vieux russe qui est maffieux quant à son père génétique il est chef de la police, très reconnu et estimé, et d’autant plus qu’il a apporté au corps policier son autre fils, promis à une carrière honorable – impossible de rivaliser avec le père, Burt, joué par Robert Duvall. Evidemment les deux frères sont rivaux, autant Bobby est le roi de la nuit, vit un véritable amour, s’affranchit des conventions – même un peu trop, autant Burt est rigide, coincé, sérieux, ambitieux – et franchement moins à la hauteur

 

79db52e817c433144289e3b324006509.jpg

Evidemment, Bobby va devoir choisir, entre les maffieux russes et sa vie actuelle, et sa famille de sang avec le risque de tout perdre.

 

 

Au contraire de « les promesses de l’ombre », « we OWN the NIGH » finit en faisant rentrer tout le monde dans le rang, à grands renforts de religion d’ailleurs.

Pourtant, c’est celui pour lequel mon cœur penche.

Déjà les personnages sont plus « vivants », plus proches de nous, il y a de vraies relations d’amour décrites, qui sonnent juste. Ensuite, d’accord, ça suit les normes morales, mais bon, n’est ce pas tout le plaisir d’un bon polar, qu’il respecte les règles d’un bon polar ?

Intellectuellement, je préfère « les promesses de l’ombre ».

Tout de même, l’ambivalence de Viggo Mortensen, c’est quelque chose. Et le climat délétère de la maffia russe est très bien rendu. Il parait que le réalisateur et Viggo ont étudié à fond les histoires de tatouages et tout ça. Ce film glacial, où les personnages sont perdus sauf l’héroïne blonde et protégée de toute corruption par son innocence, ce film sans issue, a quelque chose de très fort, d’inoubliable. En fait, il fait peur.

 

Audine

 

Mauvaise note

 

524ad4c1a68c50ce70b636cee79e2058.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chistophe.

 

 

 

 

 

(j’ai pas signé 93-93 pour pas que tout le monde me dise que je profite de l'antiforum pour draguer Aliz à donf, vu que c’est pas dans mes habitudes de pécho les meufs sur internet, mais en fait c’est 93-93. Enfin c'est pas sûr, sûr, quand même.)

 

 

 

(ça va ma poule ?)

 

 

 - au poil tonton, merci.

 

(j'aurais pu me faire désirer, faire attendre un peu, mais ce n'est pas mon genre...) 

 

 

Allez, FOTO-NOVELA:

 

01285b3a0c9b7feb2cecafc4ba5c2fb5.jpg
cbddd3daf51c56d5e161eacf409fa14a.jpg

CQFD, journal de critique sociale

 (à lire notamment ce mois-ci "Qu'est-ce qu'Onfray sans lui")

 

8b3a74e65824cb1a85b23a542790344e.jpg

Spéciale dédicace GDS! (c'est pas méchant hein, au contraire, mais

tu te rappelles cette image avait disparu du blog et tu en avais parlé, alors la revoilà!)

 

d09c82b37f705bf79c62fcb5b475c727.jpg

 

a3c4266bfa1ac389449bd63b65ce4dc6.jpg

 

ed3ad72955020156b921ceb007442399.jpg

 

8e28f3a28ce9c3f2ce4556625c6db1b2.jpg
 
 
fa17accd8f3cea7686f77f3d6110b29b.jpg

 

1721d2ba32e8ddc2700843144ab4b946.jpg

 

 

(images glanées sur le web, certaines références perdues, si inconvénient: aliz@no-log.org)

 

 

 

29.11.2007

Ça y est, je suis convaincu

2a7c634f000d92d5d98fc893e99c6c23.jpg


J’ai pleuré en entendant notre Président évoquer la pauvre enseignante rouée de coups, j’ai sangloté en l’écoutant évoquer l’odieuse agression d’une jeune fille dans le RER, j’ai été ému aux larmes en l’entendant parler des courageux policiers agressés par les voyous des banlieues, des pauvres pêcheurs qui sont en train de mourir et qu’il est allé rencontrer courageusement plutôt que de rester dans son palais.

 

 

J’ai été convaincu par ses condamnations de la pensée unique qui veut faire de ces jeunes voyous de prétendues victimes sociales, par ses convictions qui vont lui permettre de poursuivre brillamment le travail qu’il a accompli en tant que ministre de l’intérieur, ses explications sur la baisse du chômage qui ne cesse de s’amplifier depuis plusieurs mois, j’ai aimé lorsqu‘il a déclaré avec certitude qu’il irait en Algérie pour en ramener des contrats comme en Chine, et qu’il combattra de toutes ses forces l’islamophobie.

 

 

Je suis persuadé qu’il apportera des solutions à tous les problèmes qu’il prend à bras le corps, qu’il ne pense qu’à améliorer le pouvoir d’achat des plus modestes de ses concitoyens.   

 

 

J’ai apprécié la force de conviction et la pugnacité des journalistes qui ont poussé le Président dans ses derniers retranchements et lui ont permis de donner le meilleur de lui-même.

 

 

Nicolas, il est comme ça.

 

Je l’aime.

 

 




(Illustration du monsieur amoché par mes soins, si tu ne l'aimes pas, 9393, vire la - doudourou - )

Bo'Bar(ds)

 

 

Non, il n’y a plus de juke-box. Plus généralement, il n’y a plus beaucoup de bar à musique, rempli de gars enfumé aux idées enfumées.

Aujourd’hui, on s’assoit à la table d’un café pour n’y égrainer que quelques minutes. On y sirote du mauvais grain moulu, pour 2,30 €, en contemplant des bibliothèques décoratives (Note pour plus tard : retrouver l’inventeur de cet abominable concept et lui tordre la matière grise comme on essore une serpillière gorgée d’eau).

Des écrans canalisés sur Fashion tv diffusent épileptiquement les derniers défilés milanais, londoniens, parisiens.

Des petits types à l’allure molle, à la mèche extra longue ont un air entendu d’habitué. Mais y a plus d’habitué.

Dans le pire des cas, une bande son technoïde vous empêche de parler à voix mesurée. Vous beuglez dans le tympan de votre voisin pour tenter de faire la nique aux sifflets de ce minable de Bob Sinclar… C’est comme ça, la vie s’est choisie un tempo, uniforme, militaire et vous devez marcher au pas.

Lorsque j’étais à la fac, y avait ce petit cagibis qui s’appelait sobrement le café de la poste, situé en face de la poste justement, à mi nombril de la rue de l’épée de bois.

On y servait des demis en veux-tu-en-voilà et on se pinçait la réalité à coup de vapeurs d’alcool en écoutant le dernier Steve Coleman.

Un soir, je me souviens m’être envolé sur le « Chameleon » des Headhunters.

Je me souviens aussi avoir entendu les premières notes de « A Song for you » chanté par Donny Hathaway et m’être senti amoureux (sans l’être vraiment qui plus est).

Le patron était un peu dingue. Il tenait ce bar à musique pour passionnés de jazz et la musique s’enchaînait inlassablement comme dans un chouette rêve. Sur la platine qui jouait toutes sortes de trucs, un petit chevalet minuscule faisait réclame – au cas où on aurait pu se demander d’où venaient ses notes là, précisément, il suffisait d’aller jeter un coup d’œil sur ce petit objet, de peinture, qui portait les pochettes de disque.

Il avait une collec’ assez impressionnante le patron. Il enregistrait de vieux vinyles sur des bandes magnétiques, avant qu’ils ne meurent (parce que le vinyle, ça meurt, en comparaison avec l’immortalité néanderthalienne, froide de cette saloperie de CD).

Il était gros comme un cachalot et portait sur son nez des lunettes d’autant de foyers qu’il était possible, et parfois, quand on glissait un disque, il faisait des remontrances, quand il avait un phase  no jazz (ce qui m’arrive à moi aussi, de temps à autre) et qu’il sentait l’envie de décrasser son cerveau.

Sa femme, petite, supportait les notes, et la cuisine aussi.

Aujourd’hui, le bar de la poste a une horrible devanture rouge, et a troqué son nom évident pour un mauvais jeu de mots racoleur que je ne saisis même pas. Le Bo' Bar. On fait ce qu’on peut.

Parfois, je croise l’ancien patron, qui vit à la coule désormais, à la pharmacie. Il vient chercher des médocs pour faire diminuer son cholestérol.

tivi-tube, microsillon

28.11.2007

mort subite de Fred Chichin !

341f4673e207a033f3b35f9d75574a0c.jpg

à lui cette "note"

des regrets des regrets des regrets !

c'est pas quand on sera mort que l'on profitera de la vie , non ?

alors , perso j'ai décidé de vivre vite vite vite - en aidant des potes à survivre aussi -

sinon mon dernier voeu pieux s'IL peut là hoooooooooo :

partir en même temps que ma Rita à moi

 car je serais bien trop triste pour continuer seul  ( même au kazoo )!

voili voilou , c'est dit !

à bientôt !

Doudourou kiaimerajoutédesimagespourfairebeau, et l'auteur inconnu qui est sans doute Cactus

27.11.2007

le Roi de l'Esbroufe

 

-         heureusement il y a l’art, j’ai dit en résumant Nietzsche.

-         Et la peinture, a ajouté le peintre en bâtiment.

Il montrait facilement une photo de lui, dans la pénombre, sur un long carrelage du sud, à coté d’un chien énorme, un genre de doberman.

Il m’avait raconté qu’il aimait attacher les femmes, puis était parti dans un récit émanuellien au cours duquel il s’avérait qu’il m’attachait avant de me déshabiller. J’avais du avoir l’air troublé, il avait du trouver ça intéressant comme résultat. Je réfléchissais à l’ordre des opérations et n’arrivais pas à concevoir comment déshabiller une femme attachée à une chaise. Surtout pour le jean.

Une autre fois il m’avait emmenée sur sa grosse moto rouge, et je craignais qu’il n’arrive pas à poser les pieds par terre au feu rouge, la honte pour lui.

Au bord de l’eau, nous avions bu un Martini, et j’avais attrapé un coup de soleil.

Son érotisme de discount ne m’émouvait pas, nous étions cote à cote et rien ne se passait.

Il se prenait pour un ours – petite prends garde au loup –  je l’avais catégorisé lapin.

Faut dire que tout est dérisoire.

Voici venu le temps de l’Esbroufe et du Décret loi.

Le Roi de l’Esbroufe est parti en Chine, il a emmené sa maman, son fiston et sa meilleure copine, laissant la superbe princesse des Extérieurs au château, ça lui apprendra à penser.

Il a tapoté sur les longs cheveux blonds de la tête du fiston et a dit au tyran que le fiston avait besoin que l’on soit ferme avec lui. Pendant ce temps là, le tyran démolit les maisons des habitants et les déporte à des kilomètres, et il leur apprend à ne plus cracher par terre.

Le Roi de l’Esbroufe est rentré en ricanant. Les Extérieurs l’amusent quand ils ne viennent pas à l’Intérieur.

Chacun son crachoir.

Mais quand même il a fait fort le tyran oriental. Le Roi de l’Esbroufe n’a réussi qu’à raser des Palais de Justice.

Pour Noël, il réfléchit à qui il pourrait ramener dans son avion. Une journaliste emprisonnée dans la jungle, une fille de général enfermée chez elle, un joueur d’échecs trop rouspéteur ?

Je me souviens, Human Bomb, dans l’école maternelle, le Roi petit déjà, « passez moi le petit noir, passez moi le petit noir » qu’il disait. Déjà il aimait ramener des gens.

« Nous avons la ressource de l’art de peur que la vérité nous fasse périr » il a dit, Nietzsche.

Mais parfois, on ne parle pas de la même peinture.

Audine

26.11.2007

Tender for ever

00e0f86b644bea80467087d694caef9d.jpg


Un soir de novembre
le 24, mais pas de décembre,
les filles électriques
ont joué leur musique,
rythmique, lancinante, mélodique,
mon corps transe atlhétique
à l’abandon de la vague hynoptique
des guitares et synthés asymptotiques !

Electrelane, 4 filles dans le vent
4 albums et puis s’en vont
et mon coeur à l’abandon
crie plus que de raison
between the wolf and the dog
lost in the fog !


96972924c186d2ccbc5a50c884614aec.jpg


hou hou,hou, hou

value="http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=2728725&lang=fr&autoplay=0&id=676966">free music



Beabab, sens des sons dessus

Le Tibet : Une jolie province chinoise

19f90db63da5cc4ed9edb3b8c233024b.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il vendait de belles centrales

Et aussi des avions !

Car sa destinée fatale

C’était d’faire du pognon

C’est ça qu’est tris-teu...

 

 

 

93-93

 

 

25.11.2007

never forever

6411daf6806efb1fb22aa6e6b5356590.jpg

C’est le premier film d’une réalisatrice américano-coréenne, Gina Kim.

Sophie est blonde et pulpeuse et aussi mariée à un coréen qui est plus qu’intégré dans la high society de New York, puisque avocat réputé et remportant des contrats importants sur ses confrères. Ils ont une grande maison lumineuse, et une bonne. Et ils vont aussi beaucoup à la messe, avec la communauté de wasp dont ils font partie, et Sophie suit, même si elle n’est pas croyante et fait semblant.

Elle est habillée comme une fée et lui est smart. C’est Vera Farmiga qui interprète Sophie, un nom à ne pas oublier.

7137dee96240540e475c36f18ab6a171.jpg

Le seul truc qui manque à leur bonheur est un enfant. Voilà que les spermatozoïdes d’Andrew – c’est le mari – sont « insuffisants » comme dit une toubib. Et ça, ça embête bien Andrew, ça remet sa virilité en cause, et ça le fout quasi au ban de sa famille, j’allais dire son clan. Qui reproche à Sophie de ne pas assez prier, et d’ailleurs elle ne sait même pas comment faire.

Toujours est il qu’elle tente un deal avec la médecin du style tant pis je suis sure que vous avez plein de sperme en réserve, et personne n’en saura rien, mais la médecin ne veut pas. Puis son mari étant de plus en plus malheureux, Sophie a l’idée, par amour, pour ne plus qu’il soit désespéré, de proposer un marché à un coréen pauvre, qui tentait de vendre son sperme pour se faire un peu de ronds, mais qui a été refusé car étant en situation irrégulière.

Il accepte.

Et c’est là je trouve que le film va occuper son sujet. Car peu à peu, à force de « faire semblant » à minima, histoire de faire les gestes de façon désincarnée, commerciale, les relations entre eux vont évoluer, et Sophie aussi. Faut dire qu’elle est tombée sur un immigré coréen pauvre très bien, et assez libre dans sa tête, fort, intelligent bref … plus « humain » que son mari.

 

Ce qui est intéressant dans ce film, c’est l’alchimie entre les rapports de classe, les différences de culture et les sentiments.

C’est un film assez romantique. Les interprètes sont excellents, et Vera Farmiga est sublime. Le rythme se suit sans ennui. A remarquer qu’il n’y a aucun revolver, pas de sang, et aucune violence, à part une dispute houleuse dans un escalier.

Moi j’ai bien aimé, un film bon pour l’âme.

 

Note amusante : devant moi il y avait deux dames de mon âge environ, avec la fille d’une des deux dames et sa copine, de l’âge de ma fille. Et nous, les plus âgées, on est ressorties tout attendries, trouvant que c’était un film qui finissait bien, de façon assez drôle – presque un pastiche - tandis que les jeunes elles, ont été plus frappées par … l’immoralité et trouvaient que le film ne finissait pas si bien, parce que quand même, les conventions n’étaient pas très respectées.

Nous les vieilles, on était pour l’épanouissement de Sophie. A donf.

 

Audine

 

24.11.2007

Enfin, c'est fini...

Ce matin, j'ai reçu une petite enveloppe de la ville de Paris. Un tampon rouge dessus, comme marqué au fer rouge.

"Suivi logement".

A l'intérieur, on me dit que j'ai un logement, pour moi, et pour ma famille. Après 4 ans de lutte, d'espoir et de désillusion.

Dans le 13e arrondissement, juste à coté de la BNF !

Après 4 ans, je respire : oufffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff !!!

Un jour, tu m'as dit Doudou, qu'il fallait pas me secouer, parce que mon rire contenait des larmes. Alors, je vais veiller à rester droit comme un i. Juste heureux, quelques instants...

 Parallèlement, je voulais remercier ceux avec qui j'ai discuté, hors forum, notamment, et qui m'ont juste apporté un peu de soutien, un peu de chaluer dans les moments merdeux. Toi, Grazie, Shama... Merci à vous.

 

Yeeeehaaaaaaaaaaaaaaa !

télétubs

Toutes les notes