10.12.2007
Blues Ray
Ray Charles, comment définir, comment décrire Brother Ray ?
Le visible et l'audible
Des lunettes noires surplombant un large sourire, toutes dents dehors, avant que ce sourire ne transforme en rictus,
Des vestes chamarrées, de plus en plus flamboyantes avec l'age, sur un pantalon de smoking, noir. Nouant d'improbables chemises à jabot, un eternel nœud pap, noir, . Noir, pour un fils de blanchisseuse du fin fond de la campagne américaine. La vie a un humour de mauvais goût.
Un balancement incessant sur le tabouret du Steinway. Un balancement doublé d'un trépignement pour accompagner le tempo, un balancement se transformant en déhanchement, proportionnellement à sa tristesse, à son émotion, un renversement frisant parfois le déséquilibre, la chute. Un basculement proportionnel à ses larmes, à son blues. A-t il plus envie de chanter que de se rouler par terre, a-t'il plus envie de se rouler par terre que de chanter ? Va savoir…
Un chant entrecoupé de soupirs, une lamentation, une plainte, une prière, un brame, un râle précédant un cri,
Un surnom, précédant toujours son patronyme lorsque son secrétaire l'introduisait en scène et le menait au piano. "Ladies and gentlemen, the Genius, Ray...Charles". L'orchestre égrenant doucement ses premières notes, il se déhanchait déjà, se tapant les cuisses de sa main libre. Il était déjà dans la musique, dans sa transe. Dans la salle, nous étions déjà dans l'émotion. Georgia, Oh Georgia of my mind, hommage systématique et nostalgique à la région natale, celle du court bonheur de son enfance. Nous sommes chez toi Ray.
4 jeunes femmes, les Realettes, ses choristes… et pas seulement, intervenant en deuxième partie de concert, apportant la féminité et la douceur, le miel de leur voix, contraste idéal au timbre rauque et viril du Ray et à ses contorsions incontrolées,
What' d I say, son hit, son hymne, une introduction à n'en plus finir, pour nous préparer à la séparation, le dernier morceau de chaque concert, rituel immuable avant l'adieu. Quelques onomatopées reprises par ses chanteuses avant un dernier chorus. Il se lève, le secrétaire vient le chercher, plutôt l'arracher de la scéne, les bras en croix puis repliés sur eux-mêmes pour enserrer un public invisible. Le sortir de scène ? Pas seulement. L'extraire du monde dans lequel il s'était installé pendant deux heures. Quel monde ? On ne sait pas. Mais on devine. Un monde meilleur sûrement. Un paradis provisoire peut-être, un paradis définitif depuis 3 ans.
Je sors du concert. Personne pour m'en arracher. Je suis incapable de parler pendant dix minutes. Même au sixième concert, cela me fera le même effet. Même encore tout de suite, là…
L' invisible, l'inaudible
Champion d'échecs mais aussi accroc à la drogue, aux cocktails douteux, au sexe. Sans compter le détour lucratif (la trahison ?) vers les variétés, son égocentrisme, sa trivialité, les dépressions…, composantes facultatives du blues, de la vie et du soul dont on lui attribue la création. On n'a pas besoin de le savoir. On le devine. Aussi.
Quelques instants de vie
Perdant progressivement la vue et définitivement aveugle à 7 ans, un an après avoir assisté impuissant à la noyade de son jeune frère, séparé de ses mères peu après (entre 2 femmes, il n'a jamais vraiment su qui était la vraie), orphelin à 15 ans, en butte à la misère et au racisme du Sud américain, à la culpabilité vis à vis de l'accident fraternel, face à la double ségrégation de sa couleur de peau et de sa cécité, Ray se réfugie dans la musique, le piano et on le sait moins, le saxo. Son premier clavier fut celui du café du bout de la rue. Le patron y exécutait des boogies woogies endiablés et encourageait le jeune Ray à laisser courir ses doigts sur l'instrument. Sans compter le juke-box qui crachait toutes sortes de musiques dont RC se gavait, fixé sur une chaise pendant des heures devant l'appareil. Chanteur enfin, sous l'influence puissante de Nat King Cole sur le plan vocal et de Quincy Jones sur le plan musical, jusqu'à ce son propre style aboutisse à quelque chose d' inimitable, d'indépassable.

"Je suis aveugle. Cela aurait pu être pire, j'aurais pu être noir !"
Ray Charles Robinson
Quelques échantillons de l'importante production musicale de RC (couronné par 12 Grammy awards) dont Deezer n'offre que quelques reflets. Cela étant, je suis le premier à regretter que la production discographique sous forme de CD n'aient été qu'un pale reflet de ses productions "Vynile", lesquelles ne sont qu'un pale reflet de ce qu'il pouvait produire en concert. Il paraît que le CD Live de son dernier concert à Paris est très bien. Son Big Band ayant été bloqué à l'aéroport de Lisbonne, il n'était accompagné que par 2 musiciens et s'est beaucoup donné pour pallier cette absence.
Toujours dans l'anecdote, "What d'I say", son plus gros succès musical est né d'une improvisation qu'il a dû faire jeune, après qu'il eut épuisé tout son répertoire musical de l'époque, avant l'échéance de l'horaire prévu. Compte tenu de ses penchants, les paroles de cet air sont plutôt, disons grivoises, pour ne pas dire plus. C'est aussi bien, sinon mieux, quand on ne comprend pas l'anglais.
Cela n'a pas empêché "Georgia of my mind", de devenir l'hymne officiel de l'état de Georgie depuis 1979.
A cet égard, on craint que "Je m'voyais déjà…" ne remplace la Marseillaise.
Allez, fermez lez yeux et balancez-vous sur votre fauteuil. Les lunettes de soleil sont facultatives.
I wish you a good time and now, LET THE GOOD TIME ROLL ! (video)
Dugaray
12:05 Publié dans Concerto pour trio-virat | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note




Commentaires
J'adore les realettes, surtout sur Night Time is the right time. Hénauuuurme de sexualité, de rage libidineuse.
Ecrit par : télétubs | 10.12.2007
Déja, le titre est évocateur, sachant que pour lui, c'était la nuit tout le temps.
Et puis, avec Ray, déja précoce en la matière, elles n'étaient pas déçues du voyage.
duga
Play time
Ecrit par : Duga | 10.12.2007
"Les lunettes de soleil sont facultatives" , moi j'en mets parce que tu m'éblouis , duga ! je bosse avec RC en fond sonore ... ça déménage !
c'est rudement bien écrit duga , écrit et décrit , bravo !
tu nous entraînes sans réticence possible dans l' univers de Ray Charles ...on s'y abandonne , on se laisse porter ...
Ecrit par : grain_de_sel | 10.12.2007
Merci GDS, je suis trés flatté. Et content que ça te plaise.
C'est le moindre des respects que l'on doit aux lecteurs potentiels.
Je prenais plusieurs risques avec RC. D'abord parce qu'il est mort. Et vis à vis des nouvelles générations, ça n'est pas forcément attractif. Ensuite, parce que les traces qu'il a laissées et qui sont disponibles, sont loin d'être à la hauteur des concerts qu'il a produits dans son age mûr. RC a été ma première idole. C'est comme un premier amour, il en reste des traces indélébiles et surtout émotionnelles. Ne serait-ce que par gratitude envers les moments qu'il m'a fait passer, je ne pouvais pas faire l'impasse.
Et je ne fonctionne qu'à l'émotion. J'ai eu la chance d'assister à 6 concerts, au meilleur de son age. A chaque fois, j'ai eu "le frisson". Le reste...
Et j'espère que pour toi, The Sun's Gonna Shine Again !
Duga
Rocking chair blues
Ecrit par : Duga | 10.12.2007
Chance en effet d'assister à six concerts de Ray. Moi, je l'aime depuis toujours mais je n'ai que des petites galettes, bien sûr ce n'est pas pareil, mais sans les disques ou la radio, je ne l'aurais jamais connu.
Ta chronique est magnifique, on sent ton émotion et on la partage.
Ecrit par : Fleur d'Hiver | 10.12.2007
Merci aussi Fd'H. Il faut aussi remercier Tivitioubs qui est à l'rigine de cette chronique.
Moi aussi j'ai commencé par la radio. RC passait assez souvent à SLC ou à "Pour ceux qui aiment le jazz" avec Daniel Filipacchi et le regretté Frank Tenot sur Europe. Puis cela a été André Francis sur Inter. J'ai tout un tas de 33 tours que j'ai usés jusqu'à la corde.
Et toutes mes économies passaient pour aller au concert une fois par an, à Pleyel, Porte Maillot, Palais des sports, au Touquet etc... à l'époque où j'habitais St Quentin, à 1h30 de train de la Gare du Nord. pour l'anecdote, à l'occasion d'un concert à Pleyel, il y avait des gardes républicains en grande tenue à l'entrée. Moi je me suis pointé en jean/basket et j'ai cru qu'on ne me laisserait jamais entrer dans cette tenue. Et finalement, je suis rentré sans problème. Et j'ai jamais su pourqoui ils étaient là.
Duga
Garde... à vous
Ecrit par : Duga | 10.12.2007
Qu'ajouter?
On reste un peu sans voix, comme toi Duga...
C'est très beau, un peu un autre aspect de toi qu'il me semble découvrir.
On pourrait parler des chanteur ou musiciens noirs aveugles,
le bluesman Blind Lemon Jefferson,
le jazzman Roland Kirk,
le soulman Stevie Wonder,
des Homère,
des poètes tournés vers l'intérieur,
des créateurs de leurs vastes odyssées intérieurs...
On pourrait parler longtemps de "Georgia on my mind",
une des chanson les plus émotionnelle qui soit,
un vrai tire-larmes.
Il n'en n'est pas l'auteur, c'est un thème composé par Hoagie Carmichael, en 1930.
D'abord, Georgia, ça peut très bien être un prénom féminin...
Elle évoque peut-être aussi une enfance heureuse en Géorgie, je veux bien,
mais cet état du sud était un enfer pour un jeune noir,
un coin qui traitait les noirs comme des sous hommes...
Dans "Georgia on my mind",
j'entends toujours plus un soucis qu'une remémoration heureuse.
Une tache dans la mémoire.
Et c'est la qu'on revient à la fameuse phrase : ""Je suis aveugle. Cela aurait pu être pire, j'aurais pu être noir !"...
Je l'avais d'abord entendu présenté comme une blague raciste,
mais c'est tout l'inverse, en fait, c'est un aphorisme terrible, quand on y songe...
Dans ce sens je trouve honteux que "Georgia" soit l'Hymne de la Géorgie.
Et en même temps c'est ironique,
si on pense à tous les "rednecks" qui chantent cette chanson...
Ray Charles, un grand moment de la négritude.
Ecrit par : doudourou | 11.12.2007
C'est tellement bien écrit que je pourrais presque aimer le jazz !
C'est drôle mais cette musique me parle plus quand elle est écrite avec brio qu'avec mes oreilles.
Je dois avoir un sérieux problème d'écoute !
En tout les cas c'est un très beau papier.
Ecrit par : grazie | 11.12.2007
C'est non seulement bien écrit, non seulement bourré d'émotions, mais aussi - et surtout - ça fait du bien une note sans aucune mention faite à qui vous savez...
Vous en avez rêvé, Duga l'a fait...
C'est vrai que l'hymne de la Georgie, ça pourrait aussi bien être un morceau de rock sudiste à la Lynyrd Skynyrd.
Je crois quand même qu'on a dit beaucoup de bêtises sur Ray Charles. On l'a traité d'oncle tom, de jazzman pour blancs, on l'a accusé de compromission. Comme Armstrong en son temps...
Finalement, avec son Gospel tendance hyper-sexuel, il aura quand même pas mal bousculé la bigoterie du sud.
Mais, il me semble, Duga me rectifiera peut-être, qu'en son temps, Ray Charles a été interdit de jouer justement en Georgie. C'était aussi pour cet état une manière de lui rendre hommage et de dénoncer le passé.
Mais le sud n'a pas vraiment encore changé...il est resté pareillement raciste et arriéré.
Je crois que ce débat dépassait Ray Charles parce que sa musique exprime un abattement des frontières religieuses, sociales, raciales.
Pour preuve les disques country qu'il enregistra à une certaine époque.
Pour lui, tout venait de la même racine, de l'esclavagisme bien sur, et par délà, l'Afrique, mais aussi les quadrilles irlandais, la musique des campagnes, et puis le blues des villes (Chicago, Detroit...), la soul et la musique religieuse...tout mélangé. Du moment que ça swingue...
En fait, ces grands musiciens, aveugles ou non, ont une ouverture d'esprit que nous n'avons pas (parce que nous avons nos limites et qu'ils n'en ont pas)...
Il transcende ce que nous pouvons entendre, penser, ressentir.
Et c'est tant mieux.
Ecrit par : télétubs | 11.12.2007
"En fait, ces grands musiciens, aveugles ou non, ont une ouverture d'esprit que nous n'avons pas (parce que nous avons nos limites et qu'ils n'en ont pas)...
Il transcende ce que nous pouvons entendre, penser, ressentir."
Oui, sans doute, c'est pour cela qu'on les aime...
Ecrit par : doudourou | 11.12.2007
J'envisage de me crever les yeux dans un avenir proche pour comprendre enfin quelque chose au jazz, mais l'ennui c'est que je ne pourrais plus lire c'est donc un terrible dilemme.
Ecrit par : grazie | 11.12.2007
Merci, Duga !
Ecrit par : mélimélo | 12.12.2007
Je crois en fait que les spectateurs noirs n'étaient pas admis dans les concerts en Georgie. Et par solidarité, il n'est pas revenu dans sa région natale pendant près de 20 ans. Il évoquait donc la nostalgie du pays de son enfance au travers de cette chanson.
Enfance qui n'a été heureuse que les 7 premières années, avanrt l'accident, la maladie aux yeux et la séparation avec ses mères.
Toutes ces hostilités ajoutées à l'hostilité sociale et raciale ont forgé sa personnalité musicale et sa personnalité tout court.
Pour le meilleur et pour le pire.
Duga
Hard times
Ecrit par : Duga | 12.12.2007
Crever de si beaux yeux, ce serait dommage !
Merci Grazie, l'hommage d'une professionnelle de la chronique.
Aurais-je pu écrire encore mieux pour te faire aimer le jazz ? Je ne sais pas.
Qu'y a t'il dans le Jazz qui ne passe pas pour toi ?
Je crois que tu t'étais posé la question de savoir si le Jazz avait quelque chose de féminin ? Cela relève surement du même phénomène et du même mystère qui fait que les chez d'orchestre symphonique ou les stars du Guide Michelin sont des mecs.
Cela m'échappe, mais rien que pour toi, je chroniquerai un jour sur une musicienne de Jazz que j'apprécie beaucoup.
Duga
Chroniqueur. Avec un C.
Ecrit par : Duga à Grazie | 12.12.2007
C'est moi qui te remercie, Meli !
Duga
Le Jazz et la j'y va.
Ecrit par : Duga à Méli | 12.12.2007
Je crois que ce qui ne passe pas dans le jazz ce sont les cuivres, je vais dire une chose horrible qui va tout de suite situer mon mauvais goût doublé d'une oreille calamiteuse.
Parfois ca me ramène à la fanfare, ce côté très bruyant finit toujours par avoir raison de ma patiente.
Ensuite j'ai toujours eu la sensation qu'il y avait une côté élitiste, que la moindre erreur de jugement pouvait vous faire lapider par un public d'érudit.
Quant au côté féminin un peu abscent c'est peut-être une mauvaise excuse il m'arrive d'être de très mauvaise foi !
Après tout si les femmes veulent leur place dans ce domaine elles peuvent encore la gagner, elles ne sont pas que des voix et peut-être que cet univers est plus ouvert que d'autre ?
C'est gentil de penser que je suis une spécialiste de la chronique je ne m'étais pas positionnée comme ca car je me contente souvent de répondre à celles déjà en ligne qui sont si souvent talentueuse que je me contente de répondre modestement.
Ecrit par : grazie | 13.12.2007
Tu es trop modeste Grazie...
Say out loud, i'm lentille & i'm proud !
Ecrit par : télétubs @ Grazie | 13.12.2007
Peut-être... mais je crois surtout que je suis très lucide depuis le temps il vaut mieux !
Ecrit par : grazie | 13.12.2007
Grazie, j'ai moi aussi du mal avec les cuivres, quand ils sont en réunion... Je trouve bien souvent que c'est trop... trompettant, tonitruant... comme un passage en force qui me rebute. Et pourtant, j'ai un faible pour les saxophones qui s'expriment tout en nuances et dont la puissance évocatrice n'a pas forcément besoin d'une puissance de souffle.
Et puis, ce qui peut me déplaire dans le jazz, c'est l'impression, parfois (dans ce que j'appelle le free...), que les musiciens ne communient qu'entre eux et s'offrent un plaisir qui laisse le spectateur sur la touche, ébahi par la virtuosité mais sans émotion...
Ecrit par : mélimélo | 13.12.2007
Ah, les cuivres en réunion, faut les astiquer ! Non je deconne version macho là, c'est pas bien. Pour en revenir au sujet, je peux dire deux choses.
Il y a beaucoup de jazz sans cuivres. Coté orchestral, c'est difficile de s'en passer. Et les big band ont tendance à passer de mode. Sachant que les 2 orchestres mythiques (Count basie et Duke Ellington) savaient aussi jouer tout en nuances, sans tonitruance.
Mais côté trio, quartet, quintet et autres petites formations, on s'en passe très bien, tout comme on peut se passer de violons en musique classique.
Et puis le côté fanfare, moi j'aime plutôt. Vos réflexions m'ont fait subitement me poser la question de savoir si mon amour des orchestres ne venait pas de l'écoute de la fanfare de mon village venant jouer devant l'école où mes parents habitaient. Je ne m'étais jamais posé la question et je vous en remercie.
J'ai d'ailleurs la nostalgie de ces fameux big band, ceux que j'ai cité et d'autres. Il y avait un côté un peu suranné, un aspect "chacun son tour pour le solo" qui me plaisait bien. Et l'incontournable Freddy Green qui tenait le tempo chez Basie.
La tradition de la fanfare continue d'ailleurs dans le jazz. Dans la catégorie New Orleans bien sûr. Il y a un merveilleux disque enregistré en public et trés festif que je vous recommande.
"Multicolor Feeling fanfare"* enregistré par Eddy Louiss** avec 70 musiciens (que des cuivres) du 93 (l'autre) dans le cadre du festival Banlieue bleue. Il y a une pêche d'enfer et un enthousiame communicatif qui donne envie de défiler dans sa salle à manger.
Dans un autre genre, il y a le "Libération Music Orchestra" de Charlie Haden qui s'exprime plutôt dans le genre Fanfare Sud américaine. Trés expressif également.
Duga
Ah, rejoues moi zan, d'la trompette heu, dla trompette heu
* 1991 - sûrement difficile à trouver ?
** Principalement organiste - Ancien accompagnateur de Nougaro
Ecrit par : Duga à Grazie et Méli | 13.12.2007
Ben moi, j'aime pas du tout les fanfares. En revanche, j'adore les groupes hybrides, avec deux ou trois souffleurs. Genre sextet.
Pour info, le saxophone n'est pas un cuivre mais un bois (même si son aspect est métallique). C'est pour cela qu'il a ce son si chaud.
Ce qui définit un cuivre n'est pas sa matière (d'ailleurs, les vents en métal sont pour la plupart en laiton) mais la similarité de technique visant à le faire vibrer.
La trompette est un cuivre car tout l'art consiste dans le souflle, direct, en force pour faire vibrer la colonne d'air qui passe à travers l'embouchure.
Les bois vibrent davantage sous le coup d'une diffusion d'air (soufflez fort dans un sax, aucun son n'en sortira) par expiration simple, mais qui doit être sans discontinuité...
Je ne sais pas si c'est très clair...mais, voilà...
Ecrit par : télétubs | 13.12.2007
"Pour info, le saxophone n'est pas un cuivre mais un bois "
alors là c'est un scoop!
tu es sur de ce que tu avance?
ça me semble un peu curieux...
Ecrit par : doudourou | 13.12.2007
Sur de sur !
at one hundred per cent !
C'est Olivier (tiens, faudrait que je lui fasse une note...) qui me l'a dit...
et le fiancé d'une amie de ma femme qui joue du trombone dans une fanfare funk me l'a confirmé.
Et depuis, je me suis documenté...
c'est là que j'ai appris que la technique faisait la distinction entre cuivre et bois.
Tiens, faudrait que je lui fasse une note...
Ecrit par : télétubs | 13.12.2007
Bon j'avais pas tout faux alors il y a bien de la fanfare dans le jazz, je ne dis pas que des ânneries ca me fait plaisir.
J'ai des souvenirs atroces de fanfare avec majorette et ma cousine en reine du baton alors que moi je cachais mes rondeurs loin de la fête, j'en suis encore mortifiée.
Depuis les corsos fleuris et autres manifestation populaire me font fuir à grandes enjambées !
Demain je vais dire à ma cousine (qui depuis s'occupe de l'organisation de la fanfare dans laquelle joue toute sa belle famille !) que le saxo est un bois et je vais faire un tabac j'en suis sure !
Ecrit par : grazie | 13.12.2007
Bravo Grazie pour tes talents d'alchimiste.
Avec un peu de cuivre, du bois et quelques fleurs corses, t'arrives à faire du tabac, d'un seul coup de baton de majorette !
Blond ou brun ?
Duga
Fanfaron
Ecrit par : Duga | 13.12.2007
Pour moi le tabac a longtemps été blond venu de Virginie, maintenant c'est un vieux souvenir !
Par contre alchimiste c'est bien la première fois que j'ai un titre honnorifique qui se rapproche des sicences, je prends ca pour un net progret !
Ecrit par : grazie | 14.12.2007
S'il suffisait d'avoir le mot chimie dans alchimie pour faire de cette fumisterie une science ce serait trop beau.
Cela n'empêche pas certains de vouloir transformer le plomb en or.
Il y en a beaucoup plus qui réussissent à transformer l'or en plomb.
Au sens figuré bien sûr. Je ne citerai pas de noms.
Duga
Plombier
Ecrit par : Duga | 14.12.2007
Tiens il y a longtemps que tu ne t'étais pas défini comme plombier Duga, ca te va toujours aussi bien !
Je sais bien que l'alchimie n'est pas un science, dommage quand même ca règlerais le problème de la pauvreté si nous savions tous changer le plomb en or !
Ecrit par : grazie | 14.12.2007
Oui, mais les enfants se feraient des tendinites en jouant aux petits soldats...
Ecrit par : télétubs | 14.12.2007
"comme plombier Duga, ca te va toujours aussi bien !"
Parce qu'en ce qui me concerne, cela va beau ?
Certes, il m'est arrivé de devoir faire la soudure et de bénéficier de quelques tuyaux, mais je serais trés curieux de savoir, Grazie, ce qui me vaut de bénéficier de quelques affinités avec cette honorable confrérie.
Duga
Dézingueur
Ecrit par : Duga à Grazie | 14.12.2007
Autrefois il t'arrivait de signer tes papiers en plombiers, maçon ou encore electricien.
Voilà pourquoi tu as bénéficié de l'ordre d'honnorabilité de la confrérie des métiers dit manuels !
Ecrit par : grazie | 14.12.2007
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