15.12.2007
A l'abri de tout
Au soldat pas encor' mort pour la fratrie
Un soldat inconnu vous offre des fleurs, et reprend son souffle.
Un sourire sillumine du côté de lécran de mes nuits blanches.
Comment voudrait-on partir dici ? où chacun vient partager le meilleur de lui-même.
Relation virtuelle et pourtant particulière, où chacun partage ses passions, son talent, fait part de ses impressions, de son quotidien, de ses colères et de ses coups de coeur.
Ici cest comme lauberge espagnole, selon le menu, plus ou moins de convives partagent le repas, question de culture des haricots, avec ou sans beurre....
certains ne passent que pour prendre un café,
dautres sinstallent pour la journée, et puis repartent à la nuit tombée,
daucuns trouvent que lair est irrespirable, trop confiné, et tentent des aventures wizzesques,
et puis les tontons dAmérique qui passent faire un coucou épisodique,
les activistes qui distribuent des tracts à lentrée de lauberge et continuent leur combat quotidien de cette vie comme elle va pas, parfois...
les poètes qui prennent la parole à la fin du repas,
les anti-sarkos qui battent le faire tant quil est show, mais qui ne lest pas ici ? les passionnés, ceux qui vous feraient aimer le jazz rien quà les entendre écrire...
les attentionnés qui ont toujours un ptit mot pour le serveur, pour les anniversaires,
les farceurs qui sèment dici de là des coussins péteurs sur les banquettes ,
les conteurs, ses cordes sensibles du quotidien, qui vous apprennent la vie comme elle va, ici et ailleurs.
les conversations accoudées au comptoir qui montent dun ton parfois, senflamment pour un chichon de trop ou sur la meilleure façon de marcher,
et puis les mangeurs silencieux qui écoutent les conversations sans en perdre une miette...
Nous sommes tous un peu de ceux-là, tour à tour, à la folie, un peu, pas beaucoup, mais un tout et je ne suis pas prête de quitter ce repaire de doux dingues, cultivés, responsables et brigands !
Alors même si je connais rien au jazz,
même si je nai pas lu cette chronique en son temps,
même si le temps assassin me nique les dents,
même si je réagis avec lenteur (dans lentille,il y a ...)
je jette cette bouteille à la mer
Freddy, rejoins nous dans cette auberge
tu verras, ça discute toujours autour dun bout de gras,
Une auberge ouverte même la nuit,
une maison verte adossée à la colline,
ceux qui vivent là, ont donné les clés.
Beabab force molle des lentilles mais plutôt côté clair obscur de la Force
et pour une chronique oubliée :


