26.01.2008

No country for old men

475d19f9aac5e29c7c3e68e24194addc.jpg


Des plaines immenses, arides, désertes et brûlantes,
à la frontière entre le Texas et le Mexique.

Un certain Llewelyn, habillé à la cow-boy chasse dans ces plaines( joué par Josh Brolin).
Plus loin, des trafiquants de drogue mexicains occis, criblés de balles.
Une valise de gros biftons au milieu de ces macchabées.

Llewelyn se dit que, ma foi, cet argent arrangerait bien ses affaires.
Et puis, tant qu’à faire - on n’est jamais trop prudent - autant prendre quelques flingues aussi.

0a98f005420dc076e448c3cdd5e5f38c.jpg


Et là ça se gâte tout de suite.
Garder le fric ça ne va pas être facile,
parce que les maffieux de la drogue voudraient bien le récupérer aussi.

Ils lancent sur les pas du pauvre Llewelyn un être des plus étrange,
mi-Golem mi-ange exterminateur,
une figure de la mort avec sa faux et son sablier,
un tueur mélancolique aussi dingue qu’effrayant,
mais affublé d’une coupe de cheveux rigolote,
qui n’hésite pas un instant à dézingué tous ceux qui se mettent en travers de sa route (interprété par Javier Bardem, hallucinant ).

7c81c2c389450c0537728140ac2651aa.jpg


Comme rien n'est simple,
le gang maffieux adverse envoie à la poursuite de Llewelyn et du barjot,
toujours dans le but de récupérer le pognon,
un autre tueur sans scrupule,
un texans pur jus - ça se voit au chapeau, à ses habits, à la carrure et au chewing gum – (Woody Harrelson).

Bref, notre Llewelyn à un sérieux problème sur le dos…
D’autant qu’il se pense le plus malin,
et qu’il tente de garder et le fric, et sa femme, et le magot.

Poursuivant tout ce petit monde,
il y a enfin un vieux shérif désabusé (Tommy Lee Jones),
lui aussi fort mélancolique, qui, malgré son attente, n’a jamais été visité par Dieu.

6c91e957ed544f480714e38d5f9f75ad.jpg


Affublé d’un adjoint très peu futé, il assiste impuissant au déchaînement de la violence,
et ne peut que constater l'inéluctabilité du mal
et le développement exponentiel du domaine de la tuerie…
Car ce n'est plus un pays pour le vieil homme,
toutes les frontières entre bien et mal se sont effacées,
et les codes d'honneurs jetés aux orties.

Ne reste plus qu'un monde sans Dieu livré sans pitié à la guerre de tous contre tous pour s'emparer du pognon.

Les uns poursuivent les autres sur une route sans fin,
de Charybde en Sylla,
de désert en motels,
de fusillades en fusillades…

"No Country for Old Men" des frères Coen,
adapté du roman de Cormac Mc Carthy,
est un western métaphysique sur lequel plane l'absence de Dieu et la folie meurtrière de l'homme,
où se mêle le tragique et l'humour grinçant,
et dans lequel les protagonistes délivrent en guise de dialogues des aphorismes lapidaires comme des versets bibliques.

Doudourou

Commentaires

Les cow-boys ont bien changés quand même !
Ce Llewelyn est un merveilleux loser comme les aime les frères coen.
Et la coupe de cheveux de Javier est digne d'un playmobil.

C'est un film étonnant ou le paysage est un personnage à part entière, ou l'on sait que la vie ne peut pas s'y trouver mais ou l'on a toujours envie de s'y confronter pour en être sur.
Un film ou être un homme c'est avoir un fusil et savoir s'en servir (même si l'ange exterminateur a une bouteille efficace et mystérieuse)

Un sacré film ou les coen explosent de tout leur talent.

Ecrit par : grazie | 27.01.2008

"Ce Llewelyn est un merveilleux loser"
Pas si loser, quand même!
il s'en tire pas mal,
mieux que moi en tout cas dans une telle situation!
Il rafle même la mise à la fin,
ou j'ai mal compris?

"Et la coupe de cheveux de Javier est digne d'un playmobil"
Excellent!
c'est exactement ça!

Ecrit par : doudourou | 27.01.2008

Il profite d'une opportunité sans l'ombre d'un scrupule, mais il pousse la cupidité jusqu'au sacrifice de lui même et de sa famille (un peu restreinte certes)
Il y a une forme de prétention dans son acte qui confère au ridicule.

Là je file voir "into the wild"

Ecrit par : grazie | 27.01.2008

Quelle critique ! du coup, je vais aller le voir.
Excellent la photo du shérif presbyte qui lit son journal !

Ecrit par : Audine | 27.01.2008

Attends, doudourou "Il rafle même la mise à la fin, ou j'ai mal compris ?" Je crois que t'as mal compris. Retourne voir la fin… !
Très beau film, mais d'une noirceur ! Il n'y a pas d'espoir, pas d'avenir. Tout le long, je me demandais "mais comment il va s'en sortir ?" C'est vrai ça, comment pouvait-il s'en sortir ?
J'ai beaucoup aimé (en général, j'aime les films des brothers Coen), superbes paysages, personnages hyper bien décrits, réalistes, même le tueur playmobil ! Mais, ouf ! j'étais contente de sortir et de revoir le soleil !

Ecrit par : dryade | 28.01.2008

Et bien oui, Dryade, Grazie, celle qui est descendue, c'est la mère, non?
Et le tueur, à la fin, est toujours à la poursuite de Llewelyn, non?
Et le tueur ne dit-il pas que Llewelyn a sacrifier sa femme pour garder le fric, non?
En fait il a pris l'avion et s'est enfuit tandis que le tueur allait descendre la femme, non?
Ou alors que serait-il devenu?

Ecrit par : doudourou | 28.01.2008

On comprend vite qu'il va pas s'en sortir l'animal, il y a trop de monde qui veut le fric et il a l'outrecuidance de se croire plus malin grâce à son passé de vétéran du Vietnam.
finalement il n'est pas plus sympathique que son tueur.
Enfin quand même la logique de tuer la femme (alors qu'il a déjà liquider le mari) dans un esprit de code d'honneur très personnel c'est un peu étrange ?!

Ecrit par : grazie | 28.01.2008

Grazie ! Tu as dévoilé la fin ! Fallait dire "SPOLIER" avant, ça prévient les gens de ne pas lire s'ils n'ont pas vu le film.
Doudourou : la mère meurt (je ne sais plus si c'est dans un accident ou si c'est de son cancer) mais ce n'est pas le tueur playmobil qui la descend.
Et tu n'as pas reconnu le cadavre de Llewelyn dans le motel ?
Maintenant, la question qui reste, c'est : ce p… de tueur psychopathe, il va y passer, oui ou m… !? Il est allé tuer la femme pour son bizarre code d'honneur car il l'avait dit à Llewelyn : tu me rends l'argent ou je tue ta femme. Et comme ce n'est pas Llewelyn qui lui apporte l'argent, ben il a fait ce qu'il a dit. Mais c'est normal, il est psychopathe ! Il a sa propre logique. Et d'ailleurs je ne me souviens plus de ce que deviens cette malette. Il la récupère, non ?

Ecrit par : dryade | 28.01.2008

OUi il l'a réucupère, mais la fin on la connait assez vite vu que le film n'est pas très chronologique (sinon pardon)
Tu analyses bien les psychopathes toi, c'est du vécu ?

Ecrit par : grazie | 28.01.2008

Oui, tout à fait.
J'étais, à l'époque où je bossais, intitulée : infirmière psychiatrique (cette spécialité a été supprimée par B. Kouchner).
Et ça me rappelle une anecdote : quand mon fils second du nom est entré en 6ème, il m'a dit, le premier soir : "On nous a fait remplir des fiches, on nous a demandé la profession de nos parents, et pour toi j'ai mis que "infirmière" parce que je sais pas comment ça s'écrit psychopathe". Véridique !
Aussi, quand j'ai rencontré son prof principal, je lui ai dit : "Si vous voyez des choses bizarres écrites par Aurélien, demandez-moi avant de vous affoler".
Et sinon, oui j'ai travaillé en psychiatrie. Et oui, c'est très dur.

Ecrit par : dryade | 28.01.2008

C'est un service que je connais bien car j'ai pas mal d'amis qui travaille à Montdevergue (tristement célèbre pour avoir vu mourir Camille Claudel)
Le pire semble quand même être ceux qui ont pour patients les gens en grande indigence.
J'avais lu un livre d'une rare dureté (j'en reviens toujours aux livres c'est vous dire la pauvreté de mon expérience en tout !) de Patrick Decklerc (orthographe très appproximative) qui fut un des fondateurs du samu social. Ce bouquin "les naufragés" était d'une dureté sans égale, mais très enrichissant sur l'idée que l'on se fait du clochard chez qui l'on voit toujours le spectre de ce qui peut nous arriver un jour. Alors que la rue ne vous happe pas aussi facilement la rupture semble être bien plus profonde.

Bon en tout cas tu as bien méritée ta retraite anticipée.

Mais quand même une question tes fils ils s'en sont sorti comment de ce milieu éducatif ?
J'aime bien te taquiner et puis moi quand mes filles seront enfin sorties d'affaire je pourrais aussi en rire (enfin si je ne suis pas morte d'épuisement avant !)

Ecrit par : grazie | 28.01.2008

Je pas comprendre ta question : "sortis comment de ce milieu éducatif ?" Quel milieu ? Y z'étaient pas en psychiatrie, c'est moi qui y travaillais.

Sinon, le grand, premier du nom, Senior on va dire, est fan de cuisine depuis l'âge de…
3 ans. Résultat : il a intégré l'école hôtelière de Bonneveine (très réputée) à 16 ans, il a passé le CAP et, en candidat libre le BEP cuisine, qu'il a réussi, les deux, et maintenant il est cuisinier dans une crèche de la ville of Marseille, après plein de remplacements par-çi, par-là. Le métier de cuisinier c'est le bagne, et il voulait pouvoir exercer tout en ayant la possibilité d'avoir une vie de famille. Donc, voilà qui est fait, et j'attends qu'il me fasse des petits-enfants.

Le deuxième, Minime donc, après le bac, a intégré la société ONET, qui lui a offert la formation en BTS et le voilà contremaître, responsable "propreté, environnement et sécurité". Il habite dans le 93 et travaille à Paris. Il est marié et a une adorable fillette.

Quant au dernier, Junior donc, il travaille très bien à l'école, et veut être archéologue. Et ce depuis deux ans. Il a le temps de changer d'avis, mais en général il sait ce qu'il veut et s'y tient. Il adore l'histoire, la géographie, il est très minutieux dans ce qu'il fait.

Voilà, je pense qu'il ne se sont pas trop mal sortis de "ce milieu éducatif".

Ecrit par : dryade | 31.01.2008

Ce que je voulais dire c'est que pour avoir fait psycho (très légèrement en même temps) j'ai eu le temps de voir de près ce que devenait les enfants de psychiatre (voir Carlos en très connu) alors je voulais me moquer de toi, comme j'aime tant le faire quand il s'agit de tes enfants pour qui tu débordes d'amour.

C'est un peu gratuit je te l'accorde mais que veux tu moi qui ce matin encore me demandais si la vraie liberté ca n'etait pas de n'être ni fille de sa mère, ni mère de ses filles !

Ecrit par : grazie | 31.01.2008

D'abord je n'étais pas psychiatre mais infirmière psychiatrique. Bon c'est un peu pareil, sauf que les psychiatres pratiquent la théorie, et nous la pratique.
Quant à déborder d'amour pour mes enfants, ça se voit tant que ça ? Il est vrai que moi-même, quand j'étais enfant, je n'ai pas été débordée d'amour, mais de gnions et d'insultes. J'aurais pu reproduire ça avec mes mômes, mais les gestes et les mots d'amour me sont venus tous seuls, personne ne m'avait appris. C'est donc que j'avais tout ça en moi et ça c'est posé sur ceux qui le méritaient vraiment, parce que mes parents, mes maris… !

Ecrit par : dryade | 01.02.2008

Bon allez Dryade je te le dis tu es une mère formidable, de celle que l'on voit au cinéma toujours là quand il faut et toujours le mot juste.
C'est peut-être parceque tu n'as pas eu de filles ?
Non parceque dans le genre "c'est toujours ta faute et tu ne fais rien comem il faut" c'est le top une fille !:
Enfin il doit y avoir du vrai dans tout ca, chez moin c'etait entre une mère soumise et dégoulinante d'affection (version chien fidèle) et un père austère, alcoolique et naturellement méchant (mais pas physiquement)
Enfin c'est loin tout ca et je leur ai bien rendu depuis !

Ecrit par : grazie | 01.02.2008

Ma chère Grazie, on finira tout ça au salon des Lentilles, en se saoûlant à mort ! Mais non, je ne suis point une mère formidable, j'essaie juste de faire de mon mieux, comme tout le monde, comme toi aussi. Ce sont les enfants qui deviennent ch… en grandissant ! Et quant à avoir toujours le mot juste ! Si tu m'entendais hurler après Junior ! Peuchère de lui ! Ben oui, il est comme ses frères, et comme moi : pas parfait. Et c'est tant mieux, parce qu'on doit drôlement s'embêter avec quelqu'un de parfait !

Ecrit par : dryade | 01.02.2008

Je confirme que les enfants vous pourrissent la vie en grandissant.
On croit être tirée d'affaire quand ils ont quarante ans et bien non, point du tout ma bonne dame, il vous tombe un immeuble sur la tête et il faut bien faire avec.

Je deviens odieuse et j'ai dit à mon médecin, les gens qui n'ont pas d'enfant se plaignent mais moi je commence à me demander si je n'aurais pas mieux fait d'aller soigner les lépreux plutôt que de mettre des enfants au monde.

Je ne sais pas comment je m'en sortirai de cette histoire là, je suis mal.

Ecrit par : Fleur d'Hiver | 01.02.2008

Fleur tient bon je suis avec toi !
C'est terrible de dire des choses inavouables, et ca n'a rien à voir avec l'amour qui bien sur est là mais quand même un peu de reconnaissance parfois ca permet de se régénérer !

Dryade bien saoûle j'aime bien mes enfants surtout si elles ne sont pas dans les parages pour me dire que je me conduis comme une gamine !

Ecrit par : grazie | 01.02.2008

Houla oui, on sent que ça va pas fort, Fleur...

C'est peut-être qu'un mauvais moment à passer,
mais ça ira mieux plus tard, non?

En tout cas on est de tout coeur avec toi.

Doudourou
"No country for old ladies"(?)

Ecrit par : doudourou | 01.02.2008

J'adore mes enfants, mon mari m'a souvent reprochée de compter moins pour moi que mes deux fils.
Ils sont cependant, et à sept ans d'intervalle, responsables de véritables tsunamis dans notre vie.

J'essaie de me construire un mur mental, en briques bien épaisses, pour ne pas me laisser entamer encore une fois, et finir au fond de la déprime comme en 2000. Quand j'avais quarante ans, je me débrouillais toute seule avec mes soucis et je n'aurais jamais eu l'idée d'en parler à ma mère, personne fragile et dépressive. Autres temps, autres moeurs, c'est comme pour les gifles. On casse tout, on zape presque vingt ans de sa vie, on se sent un peu mal, quand même, car on n'est pas un salaud, et on vient chercher la bénédiction de maman. Maman en a ras le bol.

Ecrit par : Fleur d'Hiver | 02.02.2008

Fleur je compatis, moi qui ait 40 ans je dispense ma mère de mes soucis quotidiens auxquels elle aurait bien du mal à comprendre et puis à un moment de notre vie il faut quand même se débrouiller seul il me semble, on ne peut pas toujours offrir notre irresponsabilité comme on donnait un baiser dégoulinant d'amour à notre maman chérie.
Je le répète ca n'enlève pas l'amour que l'on porte à nos enfants.

Mais quand même tu me fais un peu peur là, je me vois dans 20 ans avec l'aînée et ces certitudes actuelles débarquer chez moi car finalement elle n'en a plus.
La 2ème et ses excès qui finit par demander de l'aide et la 3ème qui n'a pas réussi a avoir les pieds sur terre qui pourrait encore vivre chez nous et là j'ai des envies d'exil !

Ecrit par : grazie | 02.02.2008

Fleur d'Hiver, c'est un grand garçon à présent,
tu ne dois pas te sentir responsable des conséquences
de ses choix.
Je sais que c'est facile à dire ...
Protège toi...

Ecrit par : herbertlecanard | 02.02.2008

Merci à tous. Je vous adore et je vous demande de me pardonner d'avoir transformé cette chronique ciné en courrier du coeur (en miettes).

J'essaie de me protéger. La première fois, j'en ai beaucoup parlé, ça tournait au ressassement. Là, j'ai décidé de faire le contraire et de ne rien dire à personne. Le premier qui m'en parle, avec cette vraie fausse compassion qui me fait horreur sera gentiment renvoyé dans sa cour. Comment disent les Anglais, Never explain, never complain ? Il me semble que c'est quelque chose comme ça.

Ecrit par : Fleur d'Hiver | 03.02.2008

les Lentilles, c un peu ça aussi, on vient tous plus ou moins parler des assiettes ébrêchées, cassées.
Tu n'as pas à te faire pardonner. Chacun est libre de confier ici ses grands moments de solitude ou pas et les autres d'y répondre et de les lire ou pas

fais comme tu le sens (en parler ou pas) mais renvoie peut-être aussi l'auteur de tes maux à ses responsabilités d'homme de 40 ans.

pour le proverbe, your english is very rich :-)

La parole peut-être libératrice, mais faut-il trouver une oreille comme tu dis, et pas une écoute curieuse et désintéressée somme toute.

fais là à la Maria Pacôme dans "la crise"...ouais je sais , c'est du cinéma, tout est plus facile sur les bobines...

Ecrit par : beabab | 03.02.2008

A propos des enfants, je pense souvent aux animaux (ben oui, la différence c'est juste qu'on est censés penser) : au moment où ils deviennent adultes, un coup de patte parce qu'ils agacent, une poussée hors du nid, ...
Je me dis qu'il doit bien y avoir quelques leçons à prendre, du règne animal, non ?

Ecrit par : Audine | 03.02.2008

J'evite de prendre modèle sur le monde animal (même si,
soyons franc, l'homme en fait partie), parceque mazette,
on voit de tout...
Entre le cannibalisme au sein de la fratrie, l'inceste sans tabou ...
http://tf1.lci.fr/infos/sciences/2004/0,,3091050,00-tatiana-sexologue-pour-animaux-.html

(héhé !)

Ecrit par : herbertlecanard | 03.02.2008

J'ai vu un jour une merlette donner une leçon de vol à sa progéniture, c'était charmant comme spectacle, et un peu troublant aussi car une fois capable de se servir de ses ailes, adieu papa, adieu mama, je me débrouille tout seul. Bien sûr, nous ne sommes pas des animaux, bien sûr même si je suis enragée contre mon fils en ce moment, je l'aime. Je me refuse toutefois à écouter ses explications qui ne sont que le masque d'une envie de changement, j'ai peur pour ma petite fille, et j'ai de la peine pour ma belle fille. Elle est loin d'avoir toujours été charmante avec moi, mais c'est un être humain qui souffre.

Ecrit par : Fleur d'Hiver | 03.02.2008

Je suis enfant de divorcée et je peux te dire que le père n'a jamais le beau rôle dans les séparations surtout quand c'est lui qui quitte.
Tu ne peux pas porter la peine des autres mais par contre tu seras là pour la petite et ca c'est très bien, car moi je ne dois mon salut qu'a mes grands-parents paternels.

Courage tout fini par passer m'a dit un jour une philosophe du nom de Audine !
Depuis je le redis jusqu'a épuisement !

Et c'est peu dire qu'en ce moment j'en ai bien besoin je viens d'être mise au placard chez actes-sud après une altercation un peu vive et incontrôlée (si l'on considère que lui dire qu'ici elle ne vendait pas des bouteilles de bordeaux mais de la littérature qui à excès ne produisait pas le même effet que le bordeaux , et que l'on ajoute à ca que mon auteur n'a eu de cesse que de m'enfoncer en pointant du doigt mon inflexibilité (rendue obligatoire par ma hiérarchie) et que ce pugilat à duré 35 mn, alors on peut dire que je l'ai méritée)
Ma rubrique "culture" dans mon journal a aussi été mise au placard car pas adaptée aux lecteurs me voici dans l'humiliation (mais je ne suis pas à une de plus !) de faire une lettre de motivation (pas du tout motivée) pour un autre journal en tant que..... correspondante de ma ville !
Et encore quand ils vont voir que je suis en bonne place sur une liste PS, ils vont avoir du mal a m'auditionner !
Alors je me dis que Audine a surement raison et qu'en plus ca n'est pas comme si j'étais chômeuse en fin de droit puisque je n'ai pas droit au chômage !

J'incarne à moi seule la réussite des années 80 !

Ecrit par : grazie | 03.02.2008

Merci Grazie pour tes paroles réconfortantes. On m'a promis des deux côtés que j'aurais toujours le même rôle auprès de la petite, que je garde depuis sa naissance pour permettre à la maman de travailler sans avoir à payer de nounou. Depuis qu'elle est scolarisée elle vient le mercredi et une bonne partie des vacances. Les autres grands parents sont des personnes sestimables mais ce n'est pas chez eux qu'elle aura des livres et autre chose à regarder que la sixième chaîne.
Je te suis d'autant plus reconnaissante de tes bonnes paroles que pour toi, ce n'est pas les rêve en ce moment, c'est peu dire !

J'espère que ça s'arrangera, tiens nous au courant.

Ecrit par : Fleur d'Hiver | 04.02.2008

Je vais forçément rebondir (bien qu'a la quarantaine ca soit de plus en plus dur) demain j'ai un entretien avec une autre journaliste pour un petit truc pourri, correspondante de ma ville avec obligation de ne jamais prendre parti !
Quant à actes-sud ils ne m'ont pas virée vu que j'étais vacataire juste mise sur la touche et c'est malheureusement pas la première fois.
Enfin c'est pas non plus comme si je mourrai de faim tu crois pas ?!

Chez moi aussi il y avait deux côtés très différents chez mes grands-parents, l'un immigré, ouvrier et sans culture mais plein d'amour (enfin si on considère que ma grand-mère m'a toujours prénommée par le prénom de ma cousine qui avait ses faveurs, et si on exclue mon grand-père violent et alcoolo, c'etait amusant surtout car nous étions 21 petits-enfants)
J'aimais bien y aller mais très longtemps.
Alors que de l'autre côté c'etait lecture, promenade, jardin, et une sorte de liberté autour de ma petite personne écoutée et respectée comme ca n'arrivait jamais chez moi.
Alors si tu es là comme en ce moment ta petite fille s'en sortira bien et tant pis pour ses parents ils finiront par se l'entendre reprocher alros qeu tu auras le statut d'une sainte.

Ecrit par : grazie | 04.02.2008

L'amour ne manque pas du côté grand maternel, mais intellectuellement, c'est plus que pauvre. Conversations autour des cancans du village, vieilles superstitions et mots grossiers. Colères hystériques, suivies de réconciliations tout aussi théâtrales. La petite et ses cousins y sont hyper gâtés, mais dans le mauvais sens. On mange ce qu'on veut, on a tout ce qu'on veut dans les magasins et on répond avec insolence, ce que moi, je ne supporte pas.
Chez moi, ce n'est pas austère du tout, mais il y a quand même des principes, on fait les devoirs, j'essaie de faire comprendre les leçons d'histoire, je regarde un peu les notes. Je sais que mon fils apprécie ma façon de faire et sa femme aussi, malgré tout, mais avec la séparation je crains bien que le petite ne choisisse la voie la plus facile.

Ecrit par : Fleur d'Hiver | 04.02.2008

C'est pas évident, pour avoir connu cette dichotomie familiale je peux t'assurer que j'étais plus rassurée du côté structuré que de l'autre farfelu.
Les enfants font parfaitement la part des choses et finissent par trouver leur équilibre mieux que l'on peut le croire.
Chez mes parents je rêvais que ma mère me punisse et chez ma grand mère je savais que je n'avais rien à faire pour attirer l'attention qui m'était déjà acquise.
Il peut y avoir des déviances mais si elle a eu un modèle ou la fermeté et la communication prime elle y reviendra toujours.
Si tu voyais mon frère qui lui n'a pas eu mes grands parents pour modèle mais mon père et sa femme (une savoyarde hystérique qui avait trouvé un homme au salaire confortable, pas regardant qui lui a permis d'élever ses deux porcelet aujoud'hui élevés au rang de truie, en échange d'un peu d'education pour le petit) tu verrais que les parents ne sont pas les seuls fondation de la construction d'un gosse.
Je suis certaine que tu seras sa référence plus tard et en ca elle a bien de la chance.
Mais quelle idée il a eu ton fiston de vautrer dans ce kusturica show ?

Ecrit par : grazie | 04.02.2008

Je suis allée voir le film ce week end.
Et j'ai super aimé, tout comme tu l'as dit, Doudou.
Du grand cinéma.
Les 3 acteurs principaux sont excellents !
Seule minuscule réserve, la fin est un peu difficile à comprendre tout de suite, je ne suis même pas sure que tout le monde la comprenne pareil.
Je crois qu'il a été un chouïa trop elliptique, surtout pour la scène où Tommy Lee Jones revient au motel et où on voit rapidement Bardem planqué.
C'est vrai que ce film pourrait bien devenir un classique.

Ecrit par : Audine | 10.02.2008

tiens, oui discutons de la fin, je viens de voir le fim histoire d'être détendue pour le we...
j'ai peur de croiser un play mobil sur un trottoir depuis...Javier Bardem est hallucinant avec sa p'tite pièce, mais j'avoue que j'ai pas tout compris à la fin...

Car que fait Bardem dans la chambre ? Est-il arrivé après les autres les mexicains , pourquoi descend-il pas le shérif , un de plsu , un de moins au point où il en est... avec la voix off du début, j'avais l'impression qu'il y passait également le shériff, puisqu'il dit qu'il va être bientôt en enfer...j'imaginasi qu'on le retrouverait à la scène finale dans une sorte de règlement de compte à Ok Corral.
mais j'ai peut-être loupé un épisode...

alors, à votre avis, la femme est morte, sans doute un psychopathe avec lequel on refuse de jouer et à qui on renvoie que le problème, c lui...

d'ailleurs, oui il récupère comment la mallette ?

Bref le genre de film qui met un peu sur tension, c'est d'ailleurs marrant de voir les rire qui fusent quand la mère dit que de toute façon, c'est pas grave, puisqu'ellle a un cancer...Les frères Coen ont cette particularité de vous faire rire de chose pas très drôle...bip bip

et le comptable, il est épargné, à votre avis ?

Comme Shigurnh est pas mort, aura t-on une suite ? pas de coupe au bol for young men

après tant d'émotion, je vais aller regarder Candy :-)

Ecrit par : beabab | 15.02.2008

ATTENTION HAUT DEGRE DE SPOILER

D'après ce que j'ai rassemblé ou lu comme avis, l'opinion majoritaire est la suivante :
Lewelin meurt tué par les mexicains, qui ne trouvent pas la malette parce qu'elle est enfoncée dans la clim, mais Coupe-au-Bol lui la trouve, il est dans la chambre quand le shérif arrive mais il le tue pas parce qu'il n'y a aucun "contact" entre eux et puis parce qu'il est total psycho et que des fois il tue des fois pas (toujours d'après cette opinion, il ne tue pas le type de la station essence parce qu'il a gagné à pile ou face, il ne tue pas la mémère du motel qui est pas aimable parce qu'elle dit les choses mais sans entrer dans son intimité - contrairement au type du motel qui lui a montré qu'il savait d'où il venait - il ne tuerait pas le comptable parce qu'il n'y a absolument aucune raison, et s'il laisse le shérif vivant, c'est parce qu'il ne montre pas qu'il connait sa présence - d'ailleurs la connait il ? oui car il voit la serrure ouverte de la même façon que celle de la maison de Lewelin au début du film). On voit la clim dévissée, c'est la preuve que la malette de fric est tombée dans les mains de Coupe-au-bol.

Mais comme je suis pas sure sure, je suis en train de lire le bouquin, pour l'instant fidèle d'une façon fascinante, et promis Beabab, je te raconterai !

Ecrit par : Audine | 16.02.2008

Je n'avais pas noté le détail de la clim dévissée, je comprends alors, mais quand il a le bras en écharpe, il part sans le fric non ?

le truc de la serrure du motel que remarque Lewelin, ça j'avais noté...car il ya un long plan sur le rai de lumièr qu'il laisse passer...

ya un moment, j'ai décroché, c le rêve qu'il raconte à propos de son père à son ami dans son fauteuil, ça valait le coup d'écouter...quand ca saigne pas, ça m'ennuie ;-)

D'ailleurs, j'aime bien la réponse de son ami, qui dit qu'il ne sert à rien de perdre son temps à en vouloir à ceux qui vous ont blessé, voir cloué dans un fauteuil...

Merci Audine, j'attendrai car comme le dit la "peste de canard", pfff , à mon rythme de lecture, je suis pas près de voir la lumière

Ecrit par : beabab | 16.02.2008

SPOILERS SPOILERS

Oui à la fin il part sans la malette, je sais, une collègue me l'a fait remarquer bah, on verra à la lecture du livre, mais ce que je commence à me dire, vue la fidélité du film au livre, c'est que heuuuuuuuuuuu, je vais pas comprendre la fin du livre non plus héhéhé !

Ecrit par : Audine | 16.02.2008

sisi, j'ai toute confiance Audine..
remarque le psychopathe, le fric c'est un prétexte pour dézinguer son prochain..après tout, sinon il serait aller rapidement chez un coiffeur...
D'ailleurs, j'ai pas bien compris comment il arrive dans l'histoire, il est employé par les deux mecs qu'ils butent dès le début et qui faisaient partie du trafic ,c cela ?

Ecrit par : beabab | 16.02.2008

Il arrive comme un cheveux sur la soupe, dans le livre aussi ...
De ce que j'ai compris, il est employé par le type qu'il bute dans son bureau, le grand ponte, la fois où il y a le comptable, puisqu'il dit au grand ponte qu'il le tue parce que c'est LUI le meilleur outil (et pas le cowboy présomptueux qui meurt dans son fauteuil avec son chapeau par exemple).

Ecrit par : Audine | 16.02.2008

Les films de frères Coën me laisse toujours un peu pantoise, j'en sors un peu groggy..
A travers leurs histoires violentes comme "Fargo", c'est vrai qu'ils donnent à réfléchir "sur un monde sans Dieu, ni loi" qui se joue à pile ou face...

A la lire après avoir digéré le film si je puis dire, je trouve ta critique bien juste et belle, Doudourou et regrette de ne pas avoir assez goûté aux dialogues "ces aphorismes lapidaires comme des versets bibliques" dixit.

Ecrit par : beabab @ doudou | 17.02.2008

Les frerots me laissent perplexes...
Autant, certains de leur film m'ont plu (Fargo), d'autres sont franchement
moyens (dans le sens banal...), comme "intolérable cruauté".
Dernièrement, j'ai vu "Barton Fink" (je crois que Jojo seul l'a réalisé),
et je me suis vraiment ennuyée comme une troupe de rats morts...
Je n'ai pas compris s'il s'agissait d'une critique du monde de l'art
et du narcissisme des artistes, ou juste d'un bad-trip dû à des champignons
hallucinogènes élévée dans l'hotel au cours du tournage....
N'ayant rien pris avant de le voir, je me suis sentie un peu en dehors...
et j'ai vraiment du résister pour regarder jusqu'au bout...
2 heures, que c'est long !

Ecrit par : herbertlecanard | 17.02.2008

quand même, les films des frères Coën sont du bel ouvrage même s'ils restent parfois plus dans les clous de la comédie américaine, comme avec "Intolérable cruauté", mais qui reste un bon film.

J'aime bien leur univers, je me rappelle avoir beaucoup aimé "Ladykillers" qui était dans la veine d'un "arsenic et vielles dentelles".
J'aime beaucoup leur humour noir, et le fait que leurs personnages peuvent êre de parfaits crétins...
C'est un peu moins vrai dans "no country" car si Llewelyn joue à qui gagne, perd, il se débrouille pas mal.

Barton fink n'est pas mon film préféré des frères Coên, car c vrai qu'ilest asssez bizarre et que je ne saurai vraiment dire ce qu'il raconte.

J'avais bien aimé Fargo avec la femme inspecteur, enceinte jusqu'aux dents (est-ce possible ?) qui essaye d'éclaicir les meurtres commis par 2 serial killers plus que foutraques.

J'ai toujours un peu de mal avec la violence, c en ce sens que quand je sors d'un film des Frères Coën, je peux sursauter à la vue d'un chat (ou d'un scooter, c plus répandu et furtif à la sortie d'un ciné), et titubant par tant de tensions ressenties, je ne peux vraiment dire si j'ai aimé.
Car j'aime pas avoir peur, mais ce film m'a pris à la gorge...
A travers ce grand carnage, ce film est une fable des temps modernes, avec une seule faim de grand méchant loup, le pognon...

une critique que j'ai trouvé très bien écrite sur ce film :

http://blogs.sudpresse.be/cinema/2008/01/22/a-voir-le-dernier-film-des-freres-coen/

Ecrit par : beabab | 18.02.2008

Ecrire un commentaire