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31.01.2008

la boite à rythme humaine



Une consultation en cardiologie tourne en juke-box hip-hop!

Médéric Collignon est un sacré vocaliste dans le domaine du jazz,
poussant l'art du chant scat (chant en onomatopée) dans ses derniers retranchements.

En plus de cela c'est un joueur de cornet de poche,
une toute petite trompette, peu pratiquée,
mais là ça se voit pas.

Le tout fait un "espoir" du jazz hexagonal!

Doudourou
(qui avait oublié de signer,
mais qui pouvait-ce être d'autre?)

27.01.2008

Quand la nature tue !

Assurément Christopher n’est pas un marginal irresponsable qui se jette sur la route pour contrarier ses parents.

C’est même tout le contraire, il a brillement réussi ses examens, il est la fierté de sa famille et il a bien préparé son évasion.

Le mensonge a accompagné son enfance, l’arrogance matérialiste de ses parents lui on donné le goût du minimum. Seul les livres l’ont nourrit de l’intérieur et les mots si souvent ingérés l’ont construit tel un Don Quichotte des grands espaces américain.

Il va consciencieusement se démunir de tout, y compris de son identité, pour prendre cette route qui est le mythe de ces lectures et d’un pays qui en son temps en a fait un rite de passage à l’âge adulte.

Les rondeurs de l’adolescence vont peu à peu s’effacer  pour faire place à un corps d’athlète, mais son sourire ne le quitte pas et lui rend cette jeunesse qui l’habite.

L’argent rend esclave il n’aura donc que ce qu’il lui faut pour rejoindre cet objectif mûrement réfléchi «l’Alaska ».

De petit boulot en rencontres riches d’émotions il ira droit à son but sans faillir. Tel un prophète il déclenche des troubles chez ceux qui le croisent, mais ce n’est jamais lui qui pleure en partant.<i>Into the Wild</i> : régions sauvages

Quand ses pieds foulent les premières neiges du grand nord et son regard croise celui d’un élan enfin il a atteint cette liberté qui lui a fait couper les ponts avec tous. Les souvenirs et l’amour d’une famille sont autant d’entrave à son bonheur.

Même si une certaine colère continue de l’entraver.

Seule la nature peut rendre un homme heureux et la solitude est sa seule amie. Dans son bus délabré il confère à l’ascétisme.

La faim le tiraille, le froid le mord et la nature ne lui fait aucun cadeau, comme si la rédemption ne pouvait venir que d’elle, et qu’il s’y soumette sans ressentiments.

Aucune souffrance pourtant ne semble pouvoir le faire reculer, il lit et relit ses grands auteurs qui l’ont toujours accompagné jusqu'à transcender le sens du texte.

Il s’illumine à l’arrivée du printemps qui est autant de renaissance pour lui qui est rythmé par la rigueur et doit régulièrement faire un trou supplémentaire à sa ceinture !

C’est pour cette raison qu’il commettra le pire des crimes à sa moral en abattant un élan qu’il ne saura pas conserver et qui finira dans la gueule des loups qui savent depuis longtemps que l’homme est mauvais pour lui-même et mettent tant d’ardeur à  dévorer cette proie offerte par son pire ennemi.

C’est alors qu’il comprend que « le bonheur n’est réel que partagé » il plis bagage et s’apprête à rejoindre le monde de ces congénères dans une forme d’allégresse.

Mais dame nature qui lui a tant donné ne semble pas vouloir se séparer de ce fils spirituel, Christopher croit tant en elle qu’il prend son mal en patience et va se nourrir de ce qu’elle offre de plus simple, ses plantes.

Intoxiqué, malade, décharné il ne peut que constater que « c’est trop con » et se coucher devant la puissance de notre mère à tous fermant les yeux sur sa beauté en payant le prix le plus élevé qui soit pour l’humain LA VIE.

 

Ce film soulève des questions quant au sens que l’on donne à son existence, au matérialisme qui crée toujours plus de besoin et de frustrations, a ce que l’on croit donner et que l’on impose à l’autre et surtout à ce que nous avons fait de cette culture de partage que nous avons faite notre avec ces grands livres qui furent notre jeunesse.

 

Les paysages sont magnifiés sans être trahis car ils n’oublient pas de nous remettre à notre petite place d’insecte qui abîme son habitat sans pouvoir survivre dans ce qu’il y a de plus simple.

 

Sean Penn confine au le sublime dans tous les domaines et nous bouleverse jusqu'à l’inévitable  TH END        .

Cette petite fin prend corps comme une fuite en avant qui est un peu notre histoire à tous.

 

Grazie très émue ! 

Les Climats, ou les délires de la critique

Les Climats, film turc de Nuri Bilge Ceylan, figure en bonne place dans le palmarès des films 2007 des lecteurs de Télérama et en 3e place du palmarès du magasine.

Le réalisateur, qui tient le rôle principal avec sa compagne dans la vraie vie, est l’auteur du film Uzak, que je n’ai pas vu.

Il est aussi photographe, et son site http://www.nuribilgeceylan.com/gallery.php?mid=3 vaut le détour, pour la partie Turkey Cinemascope tout au moins, l’autre étant un peu immature et maniérée à mon avis.

Sur Allociné, la critique presse de son film « Les Climats » est dithyrambique avec une dizaine de critiques à 4 étoiles, c’est dire.

 

Je crois que Nuri Bilge Ceylan est une sorte de précurseur dans sa façon de filmer. Son film, d’1h37, est une succession de longs plans fixes de 2 mn d’une photographie sans défaut, et par exemple, on peut quasiment voir le reflet de ce qu’il y a devant Bahar dans une larme qui coule à la vitesse d’un cm par minute, sur son profil gauche – on voit rarement le droit.

Compte tenu des éloges faites à Nuri, il est sur la bonne voie pour inventer le film – succession de photos, comment ça va être révolutionnaire !

 

2a0f443e7e98f3c2a5546e60fc0dc9f8.jpg (profil gauche de Bahar l'été)

 

Le réalisateur joue donc le rôle de Isa, un homme assez mutique et qui a environ 45 ans, et sa compagne dans la vraie vie incarne sa compagne dans le film et elle semble plus jeune que lui.

Je vais vous raconter l’histoire alors si vous avez l’intention d’aller voir le film, ne lisez pas ce qui suit, ce sont des spoilers, et ça vous gâcherait le suspens.

 

Alors le film est découpé en trois parties, qui représentent trois climats différents haha.

D’abord, l’été.

On voit Bahar à moitié cachée derrière un gros pilier d’un temple genre grec en ruine, qui du profil gauche montre qu’elle n’est pas contente. Elle regarde Isa qui fait des photos des grosses pierres.

Puis après ce premier plan séquence éblouissant, elle s’approche d’Isa, qui lui dit « tu t’ennuies ? » et elle elle répond « non » et s’éloigne nonchalamment dans la garrigue, pour s’asseoir sur un rocher et le regarder de loin, et pleurer.

Dans le plan séquence d’après, on les voit à table avec un couple ami, qui leur dit qu’ils sont bien installés, mais qu’à part le climat, il n’y a pas grand-chose d’intéressant dans le coin. Isa fait comprendre à son copain que sa compagne Bahar fait à moitié la gueule et que c’est pour ça qu’il est un tantinet contrarié et on apprend à cette occasion qu’il est prof de fac et elle directrice artistique sur une série télévisée.

Puis on les voit sur le bord de la plage, et lui s’amuse à l’enterrer sous le sable et ça la fait rigoler sauf quand il enterre son visage et là elle se réveille en sueur et en le regardant d’un air méchant, alors il lui dit que c’est dangereux de dormir au soleil.

Puis, ils rentrent tous les deux en scooter, et elle a une pulsion mutine et lui cache les yeux et évidemment, ils se retrouvent au sol. Isa est très en colère et la secoue et menace de la jeter dans le précipice qu’il y a à coté, et si elle est pas folle non ? Elle crie puis s’éloigne en pleurant beaucoup, si on peut plus plaisanter …

d5e912375a490195aa73fc84562a2235.jpg (nos deux héros avant qu'elle lui fasse le coup de "coucou devine qui c'est")

La conclusion de tout ça c’est qu’il lui propose de se séparer.

On passe donc à l’automne et il pleut pas mal, on est à Istanbul. Isa donne un exercice à ses élèves, il faut qu’en un quart d’heure ils comparent deux photos de temples en ruines.

Après dans le bureau très encombré qu’il partage avec son collègue, ils papotent un peu et ils conviennent d’aller faire un tennis. A cette occasion ils échangent une plaisanterie, puisque Isa dit « même s’il pleut ? » et l’autre lui dit ben oui, et conclue en disant « même s’il neige » et ils rigolent bien alors là.

Après, au sauna – on suppose que c’est après la partie de tennis – le collègue lui explique qu’il s’est révolté contre sa future femme alors qu’il était convenu qu’ils se marient parce qu’un jour, il a vu pointer contre lui « un doigt accusateur ». C’était parfaitement inadmissible et il lui a bien expliqué et maintenant tout va bien, elle a compris.

Dans une librairie, Isa rencontre des ex amis, et il débarque le soir chez la femme, qui est assez glamour dans sa façon de s’habiller et a un rire provoquant. Elle est assise sur le canapé et fume et lui se met en face et picore dans un plat de noisettes, qu’il gobe en les attrapant au vol. Il lui en lance une qu’elle gobe aussi et après une autre mais elle choit. Isa la ramasse, souffle dessus, la propose à la femme, qui refuse et la rejette, s’en suit une scène de viol à laquelle la femme participe avec un certain entrain. Il se retrouve par terre et finisse par ramper en se bagarrant jusqu’à la noisette qu’il essaie encore de lui faire ingurgiter mais elle veut vraiment pas.

9006c0be848af36b277b28f2388f7acf.jpg (la copine avant qu'il lui fasse le coup de la noisette à gober)

Après ça, en papotant négligemment, elle lui annonce que Bahar est partie dans l’Est sur un tournage.

Puis on voit Isa chez sa maman qui lui coud son pantalon, on croit que c’est qu’il est déchiré par ses acrobaties sexuelles mais non, elle lui faisait l’ourlet. On voit aussi son papa qui explique qu’il met toujours un bonnet maintenant parce que ça fluidifie le sang du cerveau. Ils ont l’air gentil ses parents.

Dans la série de plans séquences de l’hiver, Isa part retrouver Bahar sur le tournage qui semble être dans les montagnes paumées et il neige pas mal.

Il lui achète une petite boite à musique qui joue un air sirupeux – genre « j’attendrai ton retour » mais je ne sais plus – et va lui offrir en lui disant qu’il a changé et qu’il veut se marier et avoir des enfants. Il lui demande de quitter le tournage et de rentrer à Istanbul avec lui.

Elle l’envoie balader mais débarque quand même dans sa chambre d’hôtel la nuit, et elle s’allonge sur son lit.

Au matin, lui est assis près d’une table et elle se réveille de super bon poil, en lui racontant un rêve merveilleux dans lequel elle a revu sa maman en volant au dessus d’un cimetière.

Puis il lui dit qu’elle ferait mieux de se dépêcher pour ne pas louper le début du tournage et que lui a un avion à prendre alors elle change de tête radicalement.

Pour les deux derniers plans séquences, on voit un extrait du film. Sous la neige, une femme jure vengeance accroupie devant une stèle, pendant qu’un soldat armé d’un fusil vient la chercher, mais comme un avion passe, ils stoppent le tournage.

On voit le profil gauche de Bahar qui regarde l’avion puis une larme qui coule. Puis on voit un village au loin sous la neige qui tombe, un village genre celui qu’il y avait sur les affiches électorales de la Force Tranquille , mais sous la neige donc.

495c89d49b737f187fd1888128d3ac59.jpg (profil gauche de Bahar l'hiver)

Pendant ce plan séquence, on peut essayer de comparer la vitesse de chute des flocons de neige avec celle de la larme de Bahar, ça occupe.

 

Ma mère a dormi pendant tous les plans séquences sans avoir rien loupé du film.

Ce qui m’a surprise, c’est de ne pas entendre plus de ronflements.

Le couple très bobo d’à coté a commenté : « c’est un beau film » a-t-elle dit, « mouiiiiiiii un peu lent » a hasardé le monsieur pour ne pas trop contrarier la dame. « C’est normal, c’est la description des sentiments » qu’elle a argumenté.

 

Moi ce que je dis, c’est que les critiques de presse sur ce film, c’est totale arnaque.

 

Audine

26.01.2008

No country for old men

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Des plaines immenses, arides, désertes et brûlantes,
à la frontière entre le Texas et le Mexique.

Un certain Llewelyn, habillé à la cow-boy chasse dans ces plaines( joué par Josh Brolin).
Plus loin, des trafiquants de drogue mexicains occis, criblés de balles.
Une valise de gros biftons au milieu de ces macchabées.

Llewelyn se dit que, ma foi, cet argent arrangerait bien ses affaires.
Et puis, tant qu’à faire - on n’est jamais trop prudent - autant prendre quelques flingues aussi.

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Et là ça se gâte tout de suite.
Garder le fric ça ne va pas être facile,
parce que les maffieux de la drogue voudraient bien le récupérer aussi.

Ils lancent sur les pas du pauvre Llewelyn un être des plus étrange,
mi-Golem mi-ange exterminateur,
une figure de la mort avec sa faux et son sablier,
un tueur mélancolique aussi dingue qu’effrayant,
mais affublé d’une coupe de cheveux rigolote,
qui n’hésite pas un instant à dézingué tous ceux qui se mettent en travers de sa route (interprété par Javier Bardem, hallucinant ).

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Comme rien n'est simple,
le gang maffieux adverse envoie à la poursuite de Llewelyn et du barjot,
toujours dans le but de récupérer le pognon,
un autre tueur sans scrupule,
un texans pur jus - ça se voit au chapeau, à ses habits, à la carrure et au chewing gum – (Woody Harrelson).

Bref, notre Llewelyn à un sérieux problème sur le dos…
D’autant qu’il se pense le plus malin,
et qu’il tente de garder et le fric, et sa femme, et le magot.

Poursuivant tout ce petit monde,
il y a enfin un vieux shérif désabusé (Tommy Lee Jones),
lui aussi fort mélancolique, qui, malgré son attente, n’a jamais été visité par Dieu.

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Affublé d’un adjoint très peu futé, il assiste impuissant au déchaînement de la violence,
et ne peut que constater l'inéluctabilité du mal
et le développement exponentiel du domaine de la tuerie…
Car ce n'est plus un pays pour le vieil homme,
toutes les frontières entre bien et mal se sont effacées,
et les codes d'honneurs jetés aux orties.

Ne reste plus qu'un monde sans Dieu livré sans pitié à la guerre de tous contre tous pour s'emparer du pognon.

Les uns poursuivent les autres sur une route sans fin,
de Charybde en Sylla,
de désert en motels,
de fusillades en fusillades…

"No Country for Old Men" des frères Coen,
adapté du roman de Cormac Mc Carthy,
est un western métaphysique sur lequel plane l'absence de Dieu et la folie meurtrière de l'homme,
où se mêle le tragique et l'humour grinçant,
et dans lequel les protagonistes délivrent en guise de dialogues des aphorismes lapidaires comme des versets bibliques.

Doudourou

24.01.2008

Les joies du capitalisme financier

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Il a fait fort, le trader qui a perdu 4,9 milliards d’euros pour le compte de la Société générale.

Sans même franchement enfreindre les lois!

Pour ceux qui n'ont pas l'habitude des gros billets,
4,9 milliards d’euros ,
ça fait 5 plans pour la banlieue,
ou 2 porte-avions neufs,
ou 21.000 années de salaire de Nicolas Sarkozy,
ou 320 nouveaux Falcon 900,
ou 100 collectes pour le tsunami de 2004,
ou 50 Téléthons français,
ou 500.000 Twingos
(sources Libé).

Y'en a un qu'a fait une grosse boulette!

Et c'est qui qui va payer?

Y'a du Crack dans l'air...

Doudourou
qui en plus est à la Société Générale...

23.01.2008

Cat Power chez Lenoir ce soir

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Actualité musicale oblige, ce soir chez Lenoir à 22 heures, c'est le pouvoir du chat !

voilà ce qu'ils en disent sur le site de France Inter :

"C'est sa première Black Session mais c'est quand même un événement exceptionnel. Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, nous sommes fiers (c'est rien de le dire) de vous présenter... Cat Power "

Cat Power, chanteuse folk aux mélodies renversantes, mériterait plus que ce misérable post (écrit à la va-vite), mais écoutez ce soir si cela vous dit :

vous l'avez peut être vu dans "My blueberry Nights", le dernier Wong Kar-wai, où Cat Power (Chan Marshall de son vrai nom) dans un second rôle, joue l'ex petit ami de Jude Law...Et où la BO du film reprend entre autres morceaux de "The Greatest".

On entend sa musique dans "Le coeur des hommes 2", mais là , j'ai préféré m'abstenir

Pour être in the mood of folk, ce soir tous les chats sont chez Lenoir

Beabab


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L'homme au coeur sec

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street - Johnny Depp

 

Je crois pouvoir dire que ce dernier Burton est dans la grande tradition gothique du noël de Mr Jack ou d’un Edward aux mains d’argent.

Sauf que cette fois il y a une noirceur qui va très loin dans les Abymes de l’âme humaine (pour ne pas dire dans l’absence d’âme).

Cet homme qui s’est vu dépossédé de sa jeunesse et du bonheur familial qui allait avec, n’est debout que par la haine qui le pousse à se venger.

Rien n’a de grâce à ses yeux, et ce touchant jeune homme (qu’il a du être un jour lui aussi) transit d’amour pour sa fille qui vit dans geôle dorée dont elle doit s’échapper si elle ne veut pas finir dans le lit de son tuteur (on découvre au passage un faux air d’une certaine Vanessa ado), ne saura pas lui rendre la compassion qui fait homme.

 Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street - Jayne Wisener

L’humain est avide de réussite et ça n’est pas par amour qu’il fournira en chair humaine celle qui croit qu’un jour il l’aimera en retour d’une réussite anthropophage. Cette réussite lui rend justice de cette voisine qui nourrissait ses clients avec des chats là où elle faisait les plus mauvaises tourtes de Londres.

La cupidité n’a pas de limite dans l’horreur de cette ville où suinte la puanteur nauséabonde de la mort par chaque orifice.

La fin est proche dans ce décor à la Dickens, le ciel est toujours gris, les rues sombres et ceux qui y errent sont redevenus des animaux qui survivent sans morale.

La seule couleur dont se repaît Sweeney est le sang celui qui dans sa jeunesse ne coulait jamais tant son application à la tâche était reconnue, et qui à ce jour jaillit tel un geyser pour nourrir son courroux.

Nul espoir possible en ce bas monde et la main innocente (en des temps ou même elle a perdue son innocence) sera rédemptrice de celui à jamais privé d’amour.

 

Johnny Depp n’est jamais aussi bon que mis en scène par Burton et son teint cadavérique le rend maléfique là ou il soulignait la fragilité avec Edward.

Les décors sont époustouflants de justesse et la mise en scène est bien en place.

Seul bémol pour moi les chansons (oui je sais que c’est l’adaptation d’une comédie musicale) JD a une voix très correcte, mais ça donne une longueur au film qui m’est toujours un peu désagréable.

Sinon rien à dire c’est du très bon Tim Burton

Grazie

 

Voie sans issue

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Alors voila. Jeudi 24 , grève de la fonction publique. Comme prévu, petit à petit, les mailles du filet se resserrent : "obligation" plus ou moins claire pour les grévistes de l'annoncer à leur administration 48 h à l'avance, mise en place ou pas de "garderie municipale" pour assurer le service minimum dans la plus grande confusion ...

Confusion. C'était bien sûr l'effet recherché. Comme pour le reste. Le fait que plus personne ne comprenne rien arrange qui selon vous ?

Et moi là-dedans ? J'avais pourtant dit que je ne ferais plus grève (promesse d'ivrogne ?) Disons que je fais grève pendant que je peux encore ... Comme d'hab, les collègues grévistes ont prévenu les parents par écrit mardi. Mais les parents d'élèves, bien brieffés par la télé, risquent forts de mettre les élèves quand même, je veux dire même si leurs enseignants sont grévistes ...

On va donc pouvoir mesurer l'effet "télé". Jeudi matin, comme à chaque fois, je serai gréviste mais présent de l'ouverture jusque 9 h 00 environ. S'il me reste sur les bras cinq ou six gamins à recaser chez les quatre non-grévistes,(j'ai huit classes fermées), ce sera comme d'habitude.

Si, par contre, il me reste une cinquantaine de gamins, là, je serai plus mal, la commune ayant refusé (et je suis entièrement d'accord) d'assurer un quelconque service de garderie. Dans ce cas là, si je ("je" toujours tout seul) juge que la sécurité n'est plus assurée, je préviendrai la mairie et lui demanderai de prendre une décision (elle risque fort de m'envoyer balader) et s'il n'y a pas d'autres possibilités, je garderai le surplus dans la cour, puisque, même gréviste, je ("je" toujours tout seul) suis responsable.

 J'aurai alors compris que je n'ai plus le droit de grève.

Je sais, ça fait quand même beaucoup de "si". Alors, wait and si.

Archie

22.01.2008

Que de philosopher, c'est apprendre...

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URGENT, video gratuite jusqu'au 25 Janvier.

Un peu de chauvinisme. Longtemps après Montaigne, le très aquitain mais aussi universel philosophe Michel SERRES.

Plus limpide que la Garonne.

Ecologique avant l'heure, j'allais dire la mode si l'enjeu n'était pas si sérieux.

Aussi physique que cérébral malgré l'estampille

Semant les quelques cailloux dont il a hérité 

 Mécréant mystique : "Si dieu existe, il n'est pas à la table des grands de ce monde..." Lucide avec ça ! 

http://www.france5.fr/videos/index-fr.php?id=2132

 

Duga

Filousophe 

 

des petits trucs pour votre ordi !

pour éviter une valléecd210bc52a231c1fff01cb610919e84a.jpg de larmes !

ailleurs il y a Ronce'Art et ici ce serait bien si on apportait toutes et tous une petite Pierre , non ?

C'est Cactus au fait de son moi de janvier !

un chti truc si vous avez un vieil ordi portable avec possibilité de rajouter de la mémoire vive : un exemple : je roulais avec du 258 et tout ramait quant me vint rouge l'idée subite : pourquoi ne pas regarder coté barrretttes éventuelles ; de rajouter alors 2 barrretttes de 512 ce qui me fait dépasser 1 giga : pour 60 euros mon ordi PORTABLE ( c'est plus facile de rajouter de la mémoire vive ) de faire Rolls au lieu d'en racheter un et depuis je revois la vie en rose coimme après 81 et sa vague  !

alors , à vous !

 

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