03.03.2008
Ti'zeutes et Biloute
Poster une note n'est pas un acte aussi innocent que cela.
Poster une note implique automatiquement de faire disparaître de la vue, la dernière note de la pile. Et disparaître de la vue, cela revient pratiquement à disparaître des esprits. Pour une note qui n'a rien fait de mal, c'est cruel.
Poster une nouvelle note revient aussi à s'installer en tête de la liste comme on s'installe en tête de gondole. Sans le vouloir, on attire, on détourne l'attention. Involontairement, on s'arroge la première place. Implicitement, on s'attribue la meilleure note. Vu que le premier, c'est toujours celui qui a les meilleures notes. Sauf qu'ici, il n'y a pas plus de correcteur, que de jury.
Et comment être le meilleur devant les meilleurs ? Si je poste là, tout de suite, je vais me retrouver "au dessus" de deux notes brillantissimes d'Audine, peut-être les meilleures de sa production. Sans compter celles du dessous qui n'ont nullement démérité. Et celle d'Herbie, que j'avais un instant sauvé et que je vais faire disparaître. Excuses moi Herbie.
Faudrait alors que j'ai quelque chose de super important à poster, super bien écrit, super bien argumenté, super bien illustré. Meilleur qu'Audine quoi, est-ce possible d'ailleurs ?
Non, mais je vais poster quand même. Même que c'est un post sur le cinéma où je suis particulièrement incompétent. Même que c'est un film sur une région où je n' habite plus depuis 25 ans, même si j'y ai habité plus que ça. Même que c'est un film où il n'y a pas de mort, pas d'espion, pas la CIA, aucun revolver, aucun hélicoptère, aucun héros sauveur du monde, aucun drapeau américain. Pas de Tom Redford ni de Robert Cruise. Pas plus de gros roberts…que de Julia. Rien quoi.
Ah si, il y a quand même des gens. Simples, sincères, solidaires, joyeux, modestes, spontanés, généreux, sensibles. Des gens du Nord quoi… D'euch Nord quo. Tous des héros du quotidien qui m'ont fait rire pendant 90 minutes. Même quand eux pleuraient. Ils ont été applaudis par une salle comble du Sud Ouest, par un des publics les plus froids de France, alors que leurs noms défilaient au générique.
Si, ça vaut bien la Top list des Lentilles, même deux minutes. Juste le temps qu'Audine nous gratifie d'un nouveau chef d'œuvre.
Et Titiza, eine te vo pu. D'uch k'a lé Titiss ?
Duga
Merci Dany
13:44 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note



Commentaires
Je ne vois ni n'entends nulle part, pas plus dans télérama qu'au masque, la moindre allusion, le moindre mot concernant ce film. Tous les gens que je connais et qui l'ont vu en parlent comme toi, moins bien, certes, mais l'esprit et le même. Le divorce est-il consommé entre la critique intello et le public ?
Ecrit par : Fleur d'Hiver | 03.03.2008
On peut dire ça oui. Mais c'est de tout temps. télérama en a fait une critique mitigée. Eva Bettan, la grande prétresse du cinéma sur Inter a fait la moue. Sous prétexte que le scénario s'essouffle vite. Mais on s'en fout du scénario. C'est une tranche de vie. Comme la tienne et comme la mienne. Et notre vie n'est pas scénarisée que je sache, à part pour les illuminés qui croient que c'est le trés haut qui nous manipule.
Ce qui emmerde les critiques, c'est que c'est un film sans héros, sans bobo à états d'ames qui descend de son 4x4 pour aller draguer en boite sur les Champs, sans américain, sans guerre, sans coup de feu, sans cul, sans Tour Eiffel. Bref, bref rien qui les intéresse et qui leur permet d'éditorialiser à n'en plus finir en appelant Freud ou Lacan à la rescousse.
Les héros du film, c'est nous dans nos provinces, leur accent c'est le notre, leurs bonheurs et leurs malheurs ce sont les notres. Tout ça n'intéresse plus le cinéma depuis 50 ans, enfin cela n'intéresse plus le microcosme médiotico-cinématographique.
Nous, si. Et on le prouve !
Duga
Boubourse mais pas trop
Ecrit par : Duga | 03.03.2008
C'est réconfortant, finalement. Je sais bien qu'il y a des daubes abominables qui rassemblent un vaste public, mais il arrive aussi, et je crois que c'est le cas avec le film de Dany qu'un film populaire rencontre un vaste public qui se fiche bien des critiques intello.
Je n'ai pas encore vu les Chtis, car il y avait tellement de monde à la séance d'hier que je me suis découragée, mais j'irai car je pense que Dany Boon n'est sans doute pas Scorcese, mais qu'il a fait un film plein de vie et d'amour. En plus il parait que les tourites affluent dans le nord !
Ecrit par : Fleur d'Hiver | 03.03.2008
Vie et amour, finalement c'est ça. Dany s'appuie sur les "caractéristiques", les petits travers ou singularités des gens du Nord et les retourne à leur avantage.
Et en creux, ce sont tous les autres, les intellos, les culs pincés, les bobos, les frimeurs qui sont ridiculisés. C'est peut-être ce qui explique le "détachement " de la critique.
Si ce film pouvait rafler quelques César l'année prochaine, ça me ferait bien marrer.
Et pour la scène du barbecue (tu verras), l'Oscar du meilleur décor !
Cesar Oscar Duga
Ecrit par : Duga | 03.03.2008
C'est cool Duga que tu aies mis une autre note par dessus les deux miennes parce que bon, c'est un blog collaboratif, et bien sur, il ne s'agit pas de faire "meilleur" ou "moins bien" mais de se compléter, de s'enrichir les uns les autres et surtout, de s'amuser et investir cette auberge qui est notre maison à tous. Si je voulais que RIEN ne recouvre mes notes, je ferais un blog toute seule.
Merci pour tes appréciations ! Tu dis "c'est peut être les meilleures de sa production" : sans fausse modestie, je crois qu'effectivement, un pas a été franchi. C'est du à l'imaginaire, et aux contraintes. L'imaginaire dans la contrainte, pour sortir de la contrainte. Ecrire sur la naissance des tortues de mer, ça oblige à réfléchir sur le "pour raconter quoi". Se mettre à la place de l'autre sexe, dans son rapport au sexe, c'est encore pire : ça m'a fait carburer !
Tout ça pour dire que ça m'a encore confirmé la nécessité des contraintes pour la création.
A propos du film de Dany, ce week end, au Multiplexe où il y a cinquante douze salles (en gros), trois étaient réservées à son film, et Astérix n'avait plus qu'une salle. De plus, une fois les caisses passées, il fallait encore faire la queue devant la salle ! Je crois que ce film va avoir un immense succès et c'est tant mieux.
Pour ma part, j'allais voir "There will be blood" mais je vais attendre un peu pour en parler ...
Je trouve que l'accueil des critiques a été plutôt bon contrairement à ce que vous dites : sur Allociné, ils décernent beaucoup de 3 étoiles, c'est quand même très encourageant ! et les autres 2, seuls les Inrockuptibles n'en ont mise qu'une, mais faut dire, ils n'en ont mis qu'une à "There will be blood" aussi (alors que tous les autres en ont mis 4). Télérama en a mis 2, c'est pas si mal, parfois je me méfie quand ils en mettent trois, surtout s'ils précisent que c'est esthétisant ...
Donc la qualité de ce film est reconnue, et par la critique, et par le public.
Je pense qu'effectivement, les spectateurs aiment bien voir des films qui parlent d'eux, de leur vie simple et peut être aussi c'est un film familial, dans le bon sens du terme, c'est à dire qu'on peut voir collectivement.
Et puis les français aiment bien aussi qu'on leur parle des différentes régions de France, et ont besoin de rire.
Je sais qu'ici, les gens du Languedoc savent qu'ils ont la réputation de n'être pas accueillants. En revanche, j'ai toujours mais alors toujours entendu dire que les gens du Nord l'étaient.
A mon avis, le fait qu'il y ait une culture ouvrière y fait beaucoup.
Alors qu'ici, il y a une culture viticole et taurine ...
Ecrit par : Audine | 03.03.2008
Je rentre à l'instant de voir ce film, moi qui n'ai guère le temps d'aller au cinoche. Et c'est fabuleux. Comme tu dis Duga, rien que des gens du quotidien. Et puis surtout : des gens qui savent rire. Rire d'eux-mêmes, déjà et c'est le principal. Finalement en riant d'eux-mêmes, on comprend vite qu'ils rient des autres aussi.
Ils rien parce qu'ils sont vivants. Et c'est aussi ça qui les rend attachant.
Evidemment, je ne suis pas objectif, j'habite trop près de Lille pour ça. N'empêche, sur ce coup là, et sans méchanceté, le Nord prend une revanche. Et tout en finesse, en plus.
C'est tout vu, Biloute !
Ecrit par : Archie | 03.03.2008
"La nécessité de la contrainte pour la création", je dirais la nécessité de la contrainte pour tout, à chaque fois qu'il s'agit d'avancer.
Certes, c'est particulièrement vrai pour la création, qui plus est artistique au sens large. Il suffit de lire la biographie des plus grands artistes, dans tous les domaines, pour s'apercevoir que leur pouvoir créatif était proportionnel aux efforts qu'ils ont dû accomplir et aux souffrances qu'ils ont subi. Et c'est vrai pour le sport, l'éducation et de nombreuses activités humaines.
Et puis il arrive aussi un age de la vie où l'on tire le maximum de ce que l'on a appris, accumulé, assimilé tant bien que mal parfois. Une sorte de synthèse, d'ordonnancement, de hiérarchie, de dépassement, se fait naturellement.On produit alors le meilleur de soi-même. Cela peut arriver à tout age d'ailleurs. C'est ce qu'on appelle "être au sommet de son art".
C'est à ce moment là que les richesses accumulées et la culture acquise permettent que l'on arrive à sortir de soi-même, de vivre toute toutes les vies, de se transposer dans tous les univers tout en gardant son identité.
C'est peut-être ce qui t'arrive. En tous cas c'est tout le mal que je te souhaite et que je souhaite à tous ceux qui ont choisi entre l'effort et le laisser-aller.
Pour en revenir au film et aux mentalités régionales, je te confirme qu'à l'époque de mon activité technico-commerciale, c'est avec les languedociens que j'ai eu les pires difficultés. Inutilement énervés et agressifs, je n'ai jamais compris pourquoi. Le vent peut-être ? Les bordelais ne sont pas spécialement accueillants non plus, mais je préfère leur réserve à l'agressivité.
Duga
Ecrit par : Duga @ Audine | 04.03.2008
Le Nord, c’est moche.
Des plaines à n’en plus finir, des terrils noirâtres qui émergent péniblement de la grisaille, des friches industrielles un peu partout, un ciel si bas qu’un carnaval s’est perdu à Dunkerque, des corons, avec leurs maisons rouges, toutes identiques, alignées à en vomir, une pauvreté palpable à en rendre dérisoire toute forme de compassion, une urbanisation étouffante autour de la capitale des Flandres et des autres grandes villes…
De quoi échapper définitivement à l’imbécillité heureuse de celui qui est né quelque part.
D’autant que l’identité nordiste n’existe pas, ou si peu. Le Nord est un carrefour Européen, proche de Paris, de Londres, De Bruxelles, D’Amsterdam, de Cologne. C’est une terre d’asile, qui a accueilli les vagues d’immigration vers les mines de charbon, des polonais aux maghrébins (lors de mon 1er poste de pion dans un lycée professionnel de Roubaix, on m’appelait LE blond. C’est vous dire).
On y parle donc le français, le polonais, l’arabe, le flamand… et le chti.
Il n’y a pas une langue chti, mais des dialectes, assez différent du nord au sud et d’est en ouest, essentiellement de tradition orale, regroupés sous l’appellation de langue picarde.
Le patois parlé dans le film de Dany Boon est celui de l’agglomération lilloise. C’est une langue populaire, dégénérescente, où les mots sont mal articulés, bouffés à pleine bouche, et qui emprunte à l’anglais quelques prononciation (un Wagon ne se dit pas « vagon » mais « ouagon », par exemple. What ?).
Comme on ne le parlait pas dans ma famille, j’ai appris à aimer sa musicalité dans les cours de récréation et sur les terrains de foot, sport populaire, pratiqué par les fils d’ouvriers et de fermiers. Et je continue à l’aimer, à la pratiquer chaque fois que possible. C’est la langue entre potes, essentiellement attachée à la déconne, à la grosse poilade (ah oui, j’adore aussi parler chti là où ça ne se fait pas…).
Le film de Dany Boon.
D’abord, l’idée que ce soit un fils d’immigré kabyle qui colporte le patois du Nord me plait bien. Je me demande d’ailleurs si un fils d’immigré arabe qui ne parlerait que le chti aujourd’hui serait reconduit à la frontière faute de parler le français…
J’ai vu le film en Normandie, avec mon fils.
J’ai été surpris de l’accueil du public, hilare du début à la fin. Le film n’évite pas les clichés, mais Dany Boon s’en sort assez bien en peignant un tableau du Nord ou la tendresse le dispute à la drôlerie.
Evidemment, c’est un peu chargé, et je me demande toujours ce que faisait là une fanfare qui passe sur la place de la baraque à frites…
Ce que décrit Dany Boon, ce sont les classes populaires du Nord qui vivent dans un gros village, et non pas le Nord. Le Nord a ses classes supérieures qui vivent dans des villages résidentiels, mais aussi et surtout ses cités, comme partout, plus qu’ailleurs, peut être.
Ces réserves exposées, le film est assez juste et rigolo. Mais faudrait quand même pas penser que le « bon tempérament » des gars du Nord et le penchant pour la bouteille qui va avec, gomme aussi facilement que ça la pauvreté...
Le film « La vie de Jésus » de Bruno Dumont apporte un éclairage très différent et complémentaire de celui de Dany Boon, en se situant dans un autre espace temps, plus étiré. A voir absolument pour connaître le Nord.
Enfin, le côté chaleureux, les qualités d’accueil des chtis.
Evidemment, c’est une généralité, et comme toute généralité…
Mais lorsqu’on voyage un peu, comme moi, on se rend compte que c’est une caractéristique du lieu, qui s’explique aussi par le fait que, face à la misère, on apprend à être solidaire, à se serrer les coudes. Dans les mines de charbon, c’était on marche ensemble, ou on crève. Ça aide.
93-93
In ne rvenant d’Marquette, dobinobino, dobinobinette…
Ecrit par : 93-93 | 04.03.2008
J'ai rencontré Toinette, Domino,
C'est une sacrée maguette, domino minette, domino mino....
La suite n'est pas convenable.
Ecrit par : Fleur d'Hiver | 05.03.2008
Le problème, c'est qu'après avoir vu un film de Bruno Dumont, quelles que soient ses qualités, tu as plutot envie de te tirer une balle.
La vie n'est pas toujours drôle et il est tout à fait normal d'avoir envie de rire une heure.
Ecrit par : Fleur d'Hiver | 05.03.2008
La singularité CHTI ne se réduit ni à l'un ni à l'autre film. Ce sont finalement les 2 facettes de la même chose, des histoires filmées pour des héros à des ages différents dans des contextes différents. L'un pourrait être une suite de l'autre.
Dans 50 ans, on regardera peut-être, avec le plus grand sérieux, ces 2 films dans la catégorie Documentaire éthnologique, chroniques d'un peuple disparu. Dans 50 ans, le RER parisien ira peut être jusqu'à Lille et le VAL Lillois jusqu'à Saint Denis. Tout sera homogénéisé et de Mont de Marsan à Strasbourg, on ne fera plus aucune distinction d'aucune sorte. Seuls peut-être, les basques resteront basques car leur identité est encore plus forte qu'ailleurs.
En tous cas, aujourd'hui, on aura été contents de s'en payer une bonne tranche, sans autre ambition et sans arrière pensée sociologique. Et pour cinq millions de personnes à ce jour, ça leur aura fait rudement de bien. Toujours ça de pris.
Duga
Vindiu
Ecrit par : Duga | 05.03.2008
Tout pareil pour moi sauf que les clichés sur les gens du Sud sont pas mal non plus !
Globalement télérama n'a rien dit de méchant sur le film, voire même ils ont été assez juste ou je sais plus lire ?
Ecrit par : grazie | 07.03.2008
Disons que T..a est resté mi-figue mi-raisin.
Un article d'à peine une colonne en 4ème page de rubrique, sans photo et le facies "moyen=pas mal" du petit bonhomme.
C'est vrai qu'il n'y a rien de vraiment négatif dans le texte.
Mais dans l'ensemble, ça ne donne pas envie d'y aller et ça ne préfigure pas l'immense succés populaire de ce film, toutes régions confondues.
D'ailleurs, cette semaine, T..a s'est fendu d'un petit article rectificatif du genre "On n'avait pas senti que ça aurait autant de succès"
Comme quoi, personne n'est à l'abri d'intellectualisation et de sociologisation là où il n'y a volonté que de secouer les zygomatiques. Moi le premier.
Mais le public ne s'y est pas trompé.
Duga
Ecrit par : Duga @ Grazie | 08.03.2008
Télérama et le populaire ca fait pas non plus bon ménage !
Grâce à eux je viens d'apprendre qu'Avignon va plus au cinéma que la moyenne des français, pareil pour la lecture.
Une question me taraude depuis où sont donc ces gens ?
Pour le ciné je les vois bien mais pour la lecture c'est plus flou !
Ecrit par : grazie | 10.03.2008
J'ai vu ce film avec Junior. On était écroulés du début à la fin. La lumière n'était même pas revenue qu'il m'a dit : "Je veux le revoir". Bon, il y va dimanche avec son père. L'avantage d'aller au cinoche avec un môme (bon, avec le mien disons) c'est que ça donne lieu à discussions sur la vie, les fameux clichés colportés, le pourquoi on pense ça de ça et toutes ces choses.
J'ai beaucoup aimé.
Les dialogues qu'on a retenus, c'est bien sûr au début, le coup des meubles et des chiens. Et aussi : "Tu donnes cette lettre au responsable et tu me téléphones pour me dire que c'est fait" "D'accord, je donne la lettre je téléphone et je vous dis quoi". Etc. vous vous en souvenez ? Morts de rire ! Et cré vin diou que ça fait du bien de mourir de rire plutôt que de mourir tout court !
Ecrit par : dryade | 14.03.2008
Avant que cette note ne disparaisse à tout jamais dans les limbes du plat de Lentilles
Et pour fêter les 15 millions d'entrées du film,
Sachant que maintenant, toute la France et l'étranger parle le CH'TI
J'min va vous in raconter al dernièrr
Ché 2 copins qui s'rincontent din l'rue
- Eh salut tizeute !
- Ah salut biloute !
- Aleurs, parait qu'ta eu in garchon ?
- Ouais, j'ai eu un tchot hier
- Et teulla applé commint ?
- Ah, jla applé Jétroikien
- Hin ?
- Ouais, jlai applé Jetroikien
- Et pourquo Jétroikien ?
- Bin ti, eut fille, teulla bin applée Jéssica...
Une sudiste maintenant.
C'est Marius qui rencontre un copain dans la rue
- Eh Marius, on t'as pas vu à la pétannnque hier ?
- Eh peuchère, c'est que hier, j'ai marié ma fille
- Oh putaing !
- Non, pas l'ainée, la cadette...
Duga
Pour la Bretagne, j'ai rien
Ecrit par : Duga | 18.03.2008
J'ai eu un peu de mal avec la première
(quand j'essaie de parler avec l'accent du nord,
je me retrouve à parler comme Céline Dion).
Mais ça y est ! Waouf.
Ecrit par : herbertlecanard | 18.03.2008
Elle est mignone dans les deux langues !
Pour moi aussi le nord c'est difficile a parler, mais j'en suis pas à Céline Dion quand même !
Ecrit par : grazie | 19.03.2008
Monsieur et Madame Etmeule ont un fils, comment l'appellent-ils ?
Alfonse
al fonce, et' meule.
Ecrit par : Fleur d'Hiver | 19.03.2008
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