16.01.2008
A propos des fesses de Simone
Je ne suis pas d’accord avec toi Doudou.
Bon c’est vrai que la photo en couverture du Nouvel Obs est pas mal, même si tout de même, ça n’est pas un sommet de l’art photographique.
Le NO a fait le choix éditorial – douteux à mon sens – de montrer Simone de Beauvoir comme une « simple femme », car non seulement elle pense mais elle a une sexualité, puisqu’elle a un corps. La photo n’est qu’un truc marketing, destinée à attirer le lecteur émoustillé par l’accroche qui en résumé donne ça : « voyons voir, ces intellectuels, comment ils baisent ».
Ceci dit, un jour peut être aurons nous des radios dentaires ou les listes des courses à Carrouf des intellectuels et artistes dont on parle, histoire de (dé) montrer / monter quels êtres souffrants comme nous autres pauvres pékins ils sont, ou quels consommateurs ordinaires parce que c’est pas parce qu’on pense qu’on n’a pas besoin de PQ.
C’est dire l’avancée de la pensée.
Je lis ça et là que compte tenu de son mode de vie, de sa philosophie, du contexte dans lequel la photo a été prise, volontairement, Simone n’aurait pas désavoué la parution de son image en première page et en poster de kiosque.
Mais qui sommes nous pour nous faire porte parole d’une femme, qui de surcroît savait penser ?
Parlons en du contexte.
La photo a été prise par un ami de l’amant américain, en 1952.
Photo qui laisse deviner le bonheur « ordinaire », le quotidien, et surtout, photo prise dans un contexte lui-même tout à fait singulier de la vie de Simone.
Est-ce que Simone choisirait de montrer aujourd’hui ce petit bout de sa vie, en ferait elle un symbole de ce qu’elle est, les marchands du NO ont décidé que oui.
Il y a tout de même beaucoup d’ironie à raconter les frasques sexuelles du Castor et du Philosophe – bouh les vilains débauchés, vraiment des tordus – après avoir affiché le cul du Castor, pris en photo dans le seul moment de sa vie où l’amour faisait sens, extrait brutalement d’un pacte cérébral, pacte dont l’échec fut avoué à mi-mots.
Ainsi évacue t on la vraie – la seule ? – question, qui est celle des liens difficiles – impossibles ? – entre amour et liberté.
Afficher ainsi ce moment là de sa vie en voulant lui faire dire l’inverse de ce que peut être elle aurait conclu de sa vie – mais qui sait ? – c’est assez cavalier, pour le moins.
Mais tout cela est affaire de point de vue …
Là où c’est affaire de malhonnêteté intellectuelle, c’est quand on lisse la peau d’orange et qu’on rabote des kilos.
Parce que s’il y a une chose sur laquelle on peut parier, c’est bien qu’en admettant que Simone consente à la parution hyper publique de son verso, c’est avec toute sa chair, telle qu’elle est, et pas une image faussée.
En 1952, imaginait elle Photoshop, les mannequins anorexiques, la femme du Président à poil sur le Net, les ravages terribles de la normalisation du corps des femmes, et si oui, Doudou, elle aurait dit non, non à y participer. Et là, c’est son œuvre qui nous l’indique.
Bref, je ne suis pas choquée.
Juste légèrement écoeurée. Et désabusée.
Mais en réalité, m’en fiche un peu. Je ne lis pas le Nouvel Obs et encore moins je regarde leurs couvertures.
Audine
13:55 Publié dans photos | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note
12.11.2007
Atelier photo
Vous avez certainement chez vous une photo (de vous, de paysages, d'amis, d'objets, d'inconnus, etc...) que vous aimez plus qu'une autre.
Scannez la et dites pourquoi vous l'aimez tant?
Rackham.
Comment aller se faire voir chez les grecques.
Vers 2h du matin, elle m’avait rejoint sur le rivage de l’île de Corfou.
Elle était venue, presque nue, à notre rendez vous sur la plage au sable encore tiède d’une fin de journée d’été du littoral grec.
Dorée comme un prince de Lu, la chevelure ondulante jusqu’aux épaules et brune autant que faire se peut, elle portait un mini-short beige qui laissait entrevoir la base de ses fesses et son boléro échancré contenait difficilement une poitrine généreuse et libre de tout mouvement.
Elle devait avoir 18 ans, et moi quelques années de plus.
Nous nous étions rencontré l’avant-veille, dans une de ces discothèques à ciel ouvert qui déversait les décibels et le whisky à gogo, où nous avions dansé dans la moiteur envoûtante des corps qui se trémoussent jusqu’à l’harassement.
Puis nous avions flâné le lendemain à l’abri des regards sur les chemins escarpés qui surplombent la mer d’azur. Elle avait immortalisé ce moment de quelques photos prises à la terrasse d’un café, avant de laisser l’appareil se nicher parfaitement au creux de ses seins.
Cette nuit là, la presque pleine lune reflétait son sourire d’une blancheur éclatante, et ses lèvres prononcèrent quelques mots dont le sens ne me parvint qu’à travers son sourire et ses yeux étincelants.
Elle se lova dans mes bras, je l’entraînais doucement sur le sable sans désunir nos lèvres, avant de caresser son corps brunâtre enchevêtré dans la blondeur du mien.
Et là, la blancheur d’un petit poulpe échoué sur la plage attira mon attention et je m’en emparais avant de le glisser dans son short déboutonné.
Elle mit un moment avant de réaliser la présence de l’intrus, le temps que je me dise que vraiment, je ne peux pas, mais alors vraiment pas m’empêcher de faire des conneries.
Et de rejoindre ma tente, déconfit, penaud, pendant qu’elle s’enfuyait à toutes jambes et en vociférant.
Le lendemain, je participais à un match de foot qui opposait l’équipe locale à celle de Leucade, et je l’aperçus, seule, boudeuse, qui assistait au match, assise en tailleur à un angle du terrain.
Visiblement, elle m’en voulait encore d’avoir transformé un doux et romantique moment en pantalonnade, et d’ailleurs, je m’en voulais aussi.
Elle m’observait à la dérobée, comme si elle voulait savoir à quel olibrius elle avait eu à faire, mais lorsque je lui fis un petit signe de la main, elle détourna le regard en pointant son délicieux petit nez pointu vers le soleil.
Je pris le ferry en soirée, après avoir obtenu un dernier baiser et résisté d’extrême justesse à l’envie de lui glisser ma glace à la vanille dans son corsage.
Nous avions néanmoins échangé nos adresses deux jours auparavant, et quelques années plus tard elle m’enverra cette photo, sans commentaire.
Juste son prénom, Dana, et une recette de salade de calamars à la grec.
93-93, galopin intersidéral
Premiers pas
Il n'y a qu'un pas à faire
Mon enfant, mon amour.
Tu le feras sans moi
Et je guette, très fière,
Le miracle du jour
Où tu t'élanceras...
Avec tes petits pieds
De lutin malicieux,
Tu fouleras la terre
Jubilante et comblée,
Le rire au coin des yeux,
Tête haute, légère !
Devant tes premiers pas
S'ouvriront les possibles...
Un horizon entier !
Et tu découvriras
Le plaisir indicible,
A toi seule, d'avancer.
Lorsque tu seras prête,
Ma si douce, mon poussin,
A faire ce long voyage,
Mon coeur sera en fête !
Je lâcherai ta main
Sans l'ombre d'un nuage.
Oui j'attends en confiance
Cet instant merveilleux
Car je sais qu'il augure
D'autres joies, d'autres danses
Dans des bras amoureux
De ta flamme si pure.
Viendront bien assez tôt
En cortège stérile
Incertitudes et peurs,
Mais pour l'heure il fait beau
Et m'émeut ton babil
Vif et plein de douceur.
grommelimélante qui a bien du mal à paginer ce post comme elle le voudrait...
J’ai toujours aimé cette photo. Une photo en noir et blanc. Rien ne vaut le noir et blanc. Décembre 1957. C’est ma maman, à droite, qui marche avec ma tante. Je la trouve belle. 22 ans. Elle sourit à la vie. Très élégante. Il doit faire froid et la lumière décline en ce dimanche de décembre. Le manteau long, les gants, le parapluie, le vanity case, portés avec une classe toute simple. J’imagine le bruit de ses talons sur le bitume. Contrairement à ma tante, elle ne regarde pas l’objectif. Elle semble jouer avec le photographe. Son sourire illumine la photo. Au second plan, des femmes regardent la scène. Comme intriguées.
J’aime le mouvement qu’elle insuffle à la photo. Son pied un peu flou accentue cet effet de marche en avant. Je sens qu’elle est heureuse. Si j’avais été un homme à cette époque là, je me dis que j’aurais pu tomber amoureux de cette femme.
C’est l’époque dorée des mines de charbon. Elles sont à la fête de la Ste Barbe. On peut voir un manège. La ville, dépeuplée, grise et laide aujourd’hui, brille de ses mille feux. Les rues sont remplies de monde. Les mineurs festoient. Vont-elles boire un chocolat au café de la place, et rejoindre une bande de copains ?
Ma maman a perdu sa maman à l’âge de 5 ans. C’est la dernière enfant d’une famille de quatre. Son papa était facteur. Ils vivaient dans un mas cévenol sans eau courante, ni électricité. Un de ses frères décédera quelques temps plus tard à l’âge de 36 ans. Tout n’a pas toujours été ‘’rose’’.
Pourtant, quand ma maman descendait en ville, à la fête de la Ste Barbe, c’était une vraie star…
Je t’aime.
Rackham.
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02.11.2007
TROMBINOSCOPE

Libérez-les tous ou je bute le petit !
10:06 Publié dans photos | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
25.10.2007
Mike
20:40 Publié dans photos | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
21.10.2007
Mélimél 'haut
Hé ho, du bateau ! J’adore grimper tout là-haut… J’ai vu passer un vol d’herberts, Un vol en V avant l’hiver… Loin du sol, Peace and vol ! Mélimélo, vigie-veilleuse

et voilà comment ça c'est terminé...

11:10 Publié dans photos | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.10.2007
mon image
Voilà à quoi je ressemble!!!!!!
08:50 Publié dans photos | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
14.10.2007
Mon cul!
Un jour,au ski, j'ai montré mes fesses aux gens qui passaient en télésiege....
J'ai toujours aimé les gens qui montraient leur cul, je ne sais pourquoi... Je me souviens d'une grève des gars d' EDF qui avaient montré le leur à toutes les télés de l'hexagone, sur les toits de l'entreprise. Cela m'a toujours fait rire....
Mais attention, soyons bien clair, pas le " montrage" de cul vulgaire, mal à propos ou quand vous êtes bourré... Non, non !...Un "montrage" de cul se prépare, se réfléchit, se déguste. Bien choisir sa victime est important( flic, membre du FN, candidat politique, golden boy,etc...). L'acte doit être dénué de toute vulgarité. Après l'effet escompté, remonter son pantalon et s'en aller en sifflotant. Toujours en sifflotant...
Ce soir, je montre mon cul à tous les anglais...Du Périgord ou d'ailleurs...
Que le God save my bottom. Amen.
Rackham.
AVANT
20:55 Publié dans photos | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
02.10.2007
Aujourd'hui, dans toutes les mairies
Vous l'aviez peut-être déjà vu ?
Tsarkozy Ier
De temps en temps, ça fait du bien de remettre les « choses » à leur juste place
mélimélo
21:55 Publié dans photos | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
01.10.2007
Vous y passerez dessus ...
23:20 Publié dans photos | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : photos








