27.03.2008

Il ya longtemps que je t'aime

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A défaut de lecture, je suis allée voir le dernier Philippe Claudel, qui est son premier film en tant que réalisateur.
J’avais vu la bande -annonce qui m’avait intrigué, forcément la rencontre de deux sœurs qui ne se sont pas revus depuis 15 ans.
Mais le mieux pour ce film, c’est encore d’en dire moins, je savais juste que le personnage de Juliette incarnée par Kristin Scott Thomas, à sa sortie de prison est accueillie pa sa sœur Léa (Elsa Zylberstein)

Car le charme du film réside dans le fait qu’on découvre les éléments peu à peu, on ne sait pas qui sont ses deux sœurs, étrangères l’une à l’autre ?
Pourquoi Juliette est allé en prison ? pourquoi Léa n’a pas donné de nouvelles ?

Une seule raison qui vaille d’aller voir ce film : l’interprétation de Kristin Scott Thomas, qui semble encor’ derrière ces barreaux, loin de la vie du dehors.

Et puis il y a la petite sœur, celle qui a fait sa vie, qui voudrait rattraper les années perdues par sa gentillesse.

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La rencontre ne se fait non sans heurts, et puis il y a les personnages secondaires.
Les plus attachants sont le prof de français , Laurent Grévill


1808280806.jpg(un ange passe)

 

et le policier qui semble encor’ plus perdu que l’ex prisonnière, les barreaux peuvent être inconscients. Il est joué par Frédéric Pierrot. Ce nom ne vous dira rien , mais plus sûrement si je vous dis qu’il jouait le p’tit ami de Mathilde Seignier dans “Une hirondelle ne fait pas le printemps”. c ben vrai ça !

1538811685.jpgCe nom ne vous dira rien , mais plus sûrement si je vous dis qu’il jouait le p’tit ami de Mathilde Seignier dans “Une hirondelle ne fait pas le printemps”. c ben vrai ça !

Seul bémol, mais de taille la fin ratée.  N’est pas Lars Von Trier, qui veut !
Surtout  dans un récit au long cours  tout en subtilité et puis  tout d’un coup,  patatrac, Philippe Claudel a lui-même eu peur de son héroïne..et  a voulu nous faire repartir dans nos foyers l’âme tranquille...avec une justification très politiquement correcte en deux coups de cuillères à pellicule.

Le mystère aurait bien plus eu de poids que cette explication bâclée et peu crédible.

Mais bon cela n’a pas suffi à gâcher mon plaisir de ce beau portait de femmes, et me donne envie d’ouvrir un bouquin de Claudel.

Comme quoi le cinéma !

Beabab