07.03.2008

Juno

1249970646.jpgAu commencement était le test de grossesse...

Mais Juno, l’héroïne du film n’en dramatise pas pour autant. Au bout de quelques jerrycans de jus d’orange, de 3 tests positifs, être enceinte l’embête un peu comme une épine dans le pied...enfin un peu plus, tout de même.

Voilà, c’est le tout début qui nous place d’emblée du côté de la comédie...

Juno pense avorter et prend illico rendez vous avec le planning famillail version USA, où la standardiste a plus l’air de sortir d’un concert gothique que d’une école d’infirmières. Ainsi va Juno. Et puis savoir que ce machin de la taille d'une crevette, qu’elle a dans le ventre a déjà des ongles, les lui rongent. C’est sa p’tite copine de lycée d’origine asiatique en ensemble rose Barbie girl, qui manifeste toute seule devant le planning avec sa pancarte qui le lui a dit.

Aussi décide-t-elle de le garder pour le confier à un couple désirant adopter, et sélectionne avec sa meilleure amie le couple idéal sur p’tites annonces. Car Juno a des critères très stricts sur le futur profil des parents adoptifs, style musical.

La scéne où elle avoue à ses parents qu’elle est enceinte, est drôle et surtout leur désarroi. Virée du lycée ou droguée leur aurait mieux convenu.

Son père et son enfant “irresponsable” rendront donc visite au couple de malheureux trentenaires sans enfant mais avec belle maison.

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Le film repose sur une intrigue minimaliste, mais le charme subtil du film opère grace au personnage de l’ado rebelle, jouée toute en finesse par Ellen Page, mais pas trop, un peu garçon manqué, et à l’humour cinglant.
Le rôle du p’tit copain à l’origine de la transformation de Juno est à l’opposé du teen-ager bêta des films pop-corn américains. Ado réservé, passionné par ses exercices de maths et sa guitare, il suit de loin la grossesse de Juno.

Car comme dit sa belle-mère, "ce n’est pas lui qui a eu l’idée”881132985.jpg

Bref ce film se joue des clichés. Les plus irreponsables ne sont pas ceux que l’on croit et l’ado confrontée aux tourments des adultes se fait plus grave. Le degré de dérision n’atteint certes pas le niveau de “Little Miss Sunshine”, mais le casting est tout aussi réussi et le temps de 4 saisons, on suit avec plaisir cette grossesse non désirée.

Un p’tite comédie qui vous fera sourire aux anges.

Beabab